Moyen-Orient

Le Hezbollah refuse toujours de se désarmer : Israël se prépare-t-il à une opération militaire au Liban ?

Les signaux d’alerte se multiplient à la frontière nord d’Israël, selon des sources sécuritaires, le Hezbollah continue de refuser tout désarmement et œuvre activement à bloquer la deuxième phase du plan du gouvernement libanais visant à collecter les armes illégales dans le pays.

3 minutes
5 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Le Hezbollah refuse toujours de se désarmer : Israël se prépare-t-il à une opération militaire au Liban ?
Forces de Tsahal à la frontière libanaise, photo : Eyal Margolin / Flash 90

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L’organisation chiite affirme que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, intégrée à l’accord de cessez-le-feu, ne s’applique qu’au territoire situé au sud du fleuve Litani. Tout ce qui se trouve au nord relèverait, selon elle, d’un débat strictement interne au Liban, lié à la stratégie nationale de défense. Une position qui complique considérablement la tâche du gouvernement libanais et de l’armée, lesquels doivent présenter la semaine prochaine leur rapport final sur la mise en œuvre du désarmement au sud du Litani.

Le 3 janvier, lors d’une cérémonie marquant le sixième anniversaire de l’élimination du général iranien Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods, et d’Abou Mahdi al-Mouhandis, figure des milices pro-iraniennes en Irak, le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, a appelé à « ne pas obéir aux diktats extérieurs » et a insisté sur la tenue des élections législatives libanaises à la date prévue.

Selon le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, citant des sources internes au Hezbollah, l’organisation bloque délibérément le passage à la deuxième phase du plan de collecte des armes au nord du Litani, ramenant le dialogue avec l’armée libanaise et les autorités politiques dans une impasse totale.

Parallèlement, le député du Hezbollah Hussein Jishi a déclaré dans les médias libanais que son mouvement respectait pleinement ses engagements dans le cadre de la résolution 1701 au sud du Litani, coopérant avec l’armée et l’État libanais conformément à l’accord de cessez-le-feu de 2024. Il a toutefois affirmé que les menaces israéliennes restaient, selon lui, sans réponse adéquate de la communauté internationale.

Du côté israélien, les avertissements se poursuivent. Les autorités de sécurité préviennent qu’un nouveau cycle de combats avec le Hezbollah pourrait devenir inévitable si le Liban échoue à reprendre le contrôle des arsenaux détenus par l’organisation. Des responsables sécuritaires de haut rang indiquent qu’après avoir obtenu un feu vert de principe du président américain Donald Trump, le pouvoir politique en Israël envisage une opération militaire combinant actions terrestres et aériennes au Liban, dans le but d’éliminer la menace pesant sur la frontière nord.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a convoqué hier, dimanche, le cabinet de sécurité restreint et devrait mener, dans les jours à venir, de nouvelles consultations sur l’ampleur d’une éventuelle opération et sur la mise en œuvre des accords conclus avec Washington.

Selon ces mêmes sources, la situation dans le sud du Liban illustre la complexité des relations entre Israël, le Hezbollah et l’État libanais, ainsi que l’incapacité persistante de Beyrouth à exercer une souveraineté pleine sur des zones où le Hezbollah conserve une puissance militaire considérable. Israël envisagerait ainsi une manœuvre militaire d’envergure visant à affaiblir significativement l’organisation, afin de permettre, à terme, à l’armée libanaise de reprendre le contrôle du terrain et de faciliter un désarmement plus effectif.

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