Cette nouvelle détente monétaire s’appuie sur le ralentissement continu de l’inflation, désormais établie à 2,4 %, à l’intérieur de la fourchette cible fixée par le gouvernement -1 % à 3 %. La baisse des pressions inflationnistes a ouvert la voie à un ajustement supplémentaire de la politique monétaire, susceptible de soulager ménages et entreprises.
Parallèlement, la banque centrale a nettement amélioré ses prévisions économiques pour les deux prochaines années, dans le sillage de la fin de la guerre. La croissance du PIB est désormais attendue à 5,2 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,5 point par rapport à la précédente estimation, et à 4,3 % en 2027. Selon la Banque d’Israël, l’avancée du cessez-le-feu a permis un allègement plus rapide des contraintes d’offre, notamment grâce à la démobilisation de réservistes et à leur retour sur le marché du travail.
La trajectoire de l’inflation a également été revue à la baisse : elle devrait atteindre 1,7 % en 2026, soit 0,5 point de moins que prévu précédemment, avant de remonter légèrement à 2 % en 2027.
Lors de la précédente baisse de taux, le 24 novembre, le gouverneur Amir Yaron avait insisté sur la nécessité d’un processus « mesuré et graduel », conditionné à la maîtrise de la demande, à la réduction des contraintes d’offre et à l’absence de reprise d’une guerre de haute intensité. Les derniers indicateurs, dont une baisse de 0,5 % de l’indice des prix en novembre, semblent pour l’heure conforter cette approche prudente.
Pourquoi c’est important ?
C'est une bonne nouvelle pour le grand public qui devrait avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat de chacun. La baisse des taux allégera les remboursements des crédits immobiliers, encouragera la consommation et l’investissement, et témoigne de la solidité de l’économie israélienne, même après deux années de guerre. Cette mesure intervient dans un contexte de reflux continu de l’inflation et de nette appréciation du shekel.
Concrètement, la baisse des taux devrait se traduire par une diminution de plusieurs dizaines de shekels par mois sur la mensualité d’un prêt immobilier moyen. En parallèle, l’effet inverse se fait déjà sentir pour les épargnants : les banques ont commencé à réduire les taux servis sur les dépôts.
À la Banque d’Israël, on anticipe encore deux baisses supplémentaires au cours de l’année à venir, sous réserve de l’évolution de la conjoncture économique et sécuritaire.
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