Naftali Bennett a présenté un vaste programme d’avantages destiné aux soldats démobilisés et aux réservistes, qu’il s’engage à appliquer s’il est élu lors des prochaines élections. Un plan assumé comme un marqueur idéologique fort : récompenser ceux qui servent, sanctionner ceux qui s’y soustraient.
La mesure phare annoncée est l’octroi d’un million de shekels pour l’achat d’un premier logement. À cela s’ajoutent une prise en charge des structures de garde pour les enfants de 0 à 3 ans, la gratuité des programmes périscolaires et des colonies de vacances, ainsi qu’une réduction de 50 % sur de nombreux services publics : électricité, eau, taxe foncière, transports publics et même le contrôle technique des véhicules.
Au-delà des aides sociales, Bennett assume un discours de rupture. Il annonce des sanctions à l’encontre de ceux qui évitent le service militaire ou national, affirmant vouloir inverser la hiérarchie actuelle. « À partir d’aujourd’hui, ceux qui servent sont au sommet, ceux qui choisissent d’esquiver sont en bas », a-t-il déclaré lors de son intervention.
Pour financer ce programme, l’ancien chef du gouvernement propose de rediriger environ 25 milliards de shekels actuellement alloués, selon lui, aux exemptions de service et aux fonds de coalition. L’intégralité de cette enveloppe serait transférée vers les soldats, les réservistes et leurs familles.
Ce positionnement intervient dans un contexte de débat intense en Israël sur le partage de l’effort national, le poids du service militaire et la cohésion sociale. En liant explicitement avantages économiques, logement et service, Bennett cherche à parler à une classe moyenne mobilisée, aux familles de réservistes et aux jeunes foyers confrontés à la crise du coût de la vie.
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