Société

Service civil orthodoxe : une entrée inédite au cœur du Service pénitentiaire israélien

Une évolution pragmatique qui redessine les frontières de l’engagement national.

2 minutes
6 janvier 2026

ParDelphine Miller

Service civil orthodoxe : une entrée inédite au cœur du Service pénitentiaire israélien
Photo: Jamal Awad/Flash90

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Le Service pénitentiaire israélien a franchi un cap symbolique en intégrant, pour la première fois, un membre du service civil issu du public orthodoxe à un poste professionnel au sein d’une prison israélienne. Une décision qui s’inscrit dans un mouvement plus large d’ouverture encadrée entre institutions de l’État et secteurs traditionnellement éloignés du service militaire.

Affecté à la prison de Shatta, Yitzhak Shtatman exerce comme travailleur social diplômé, avec une licence officielle en travail social. Son rôle consiste à accompagner des détenus dans des processus thérapeutiques et de réhabilitation, au cœur d’environnements humains particulièrement complexes. Selon ses supérieurs, ce type de mission requiert à la fois compétence professionnelle, stabilité personnelle et forte capacité d’écoute.

Au-delà de son profil individuel, cette intégration revêt une portée symbolique importante. Elle illustre la volonté de l’État d’Israël de proposer des voies d’engagement adaptées aux sensibilités religieuses, tout en répondant à des besoins critiques dans des secteurs sensibles comme le système pénitentiaire. Le service civil apparaît ici non comme une alternative marginale, mais comme un levier structurant au service de l’intérêt général.

Pour les autorités pénitentiaires, l’apport de professionnels issus du monde orthodoxe peut également renforcer la gestion de la diversité culturelle et religieuse au sein des prisons israéliennes, où cohabitent des populations aux profils multiples. Cette démarche s’inscrit dans une logique de responsabilité nationale partagée, sans remise en cause des cadres sécuritaires.

Cette première pourrait ouvrir la voie à d’autres intégrations similaires, à un moment où la question du service, militaire ou civil, occupe une place centrale dans le débat public israélien. Une évolution prudente, mais révélatrice d’un dialogue en cours entre tradition religieuse et institutions de l’État.


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