De hauts responsables de l'administration Trump ont entamé des discussions préliminaires sur les modalités d'une éventuelle attaque contre l'Iran, rapporte ce samedi le Wall Street Journal. Ces consultations visent à concrétiser les menaces répétées du président américain d'intervenir militairement si le régime iranien poursuivait la répression sanglante des manifestations.
Selon le quotidien, les discussions portent sur le type d'action qui serait entreprise en cas de décision d'attaque, ainsi que sur la nature et l'ampleur de cette intervention.
Des frappes de grande envergure envisagées
L'une des options étudiées consiste en une frappe aérienne de grande envergure visant plusieurs cibles militaires iraniennes, a confié un responsable au Wall Street Journal. Cette option refléterait la volonté de l'administration de répondre de manière significative à la répression en cours.
Toutefois, un autre responsable a précisé qu'aucun accord n'avait été trouvé sur la marche à suivre et qu'aucun matériel ni personnel militaire n'avait été déployé en prévision d'une telle frappe. Ces discussions restent donc au stade préliminaire, sans engagement opérationnel concret à ce stade.
Trump maintient la pression
Parallèlement, le président Trump a laissé entendre samedi soir sur ses réseaux sociaux qu'une intervention américaine demeurait possible. « L'Iran aspire à la liberté, probablement plus que jamais. Les États-Unis sont prêts à l'aider ! », a-t-il écrit, maintenant ainsi la pression sur le régime des ayatollahs.
Ces déclarations s'inscrivent dans une série de menaces proférées par le président américain depuis le début de la vague de protestations il y a deux semaines. Trump a averti à plusieurs reprises que si le régime iranien continuait de tuer des manifestants, les États-Unis interviendraient militairement.
Les menaces américaines interviennent alors que les bilans des victimes de la répression continuent de s'alourdir. Selon l'organisation norvégienne de défense des droits humains Hengaw, au moins 51 manifestants ont été tués, bien que le bilan réel soit probablement plus élevé. Un médecin d'un hôpital de Téhéran a affirmé au magazine Time que plus de 200 personnes seraient décédées dans la capitale, la plupart tuées par balles réelles.
Une stratégie à double tranchant
Les analystes s'interrogent sur les risques d'une intervention militaire américaine. Si elle pourrait affaiblir le régime des ayatollahs, elle pourrait également rallier la population iranienne autour du gouvernement face à une menace extérieure, un scénario classique lors de conflits nationaux.
Par ailleurs, une attaque américaine contre l'Iran pourrait entraîner des représailles contre les forces américaines dans la région, contre Israël, ou perturber le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.
Toute intervention militaire américaine en Iran sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU soulèverait également des questions de légitimité internationale. Les alliés européens des États-Unis ont jusqu'à présent exprimé leur soutien aux manifestants iraniens par des déclarations, mais n'ont pas évoqué d'option militaire.
Pour l'heure, les discussions à Washington restent exploratoires, mais elles signalent une volonté de l'administration Trump de ne pas se limiter à la rhétorique et de préparer des options concrètes si la répression en Iran devait s'intensifier davantage.
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