Le Bangladesh a rejoint la liste des pays qui pourraient participer à la force de stabilisation internationale destinée à opérer dans la Bande de Gaza après le démantèlement du Hamas. L'agence Reuters a rapporté cette nuit (samedi à dimanche) que le conseiller à la sécurité nationale du Bangladesh, Khalilur Rahman, a rencontré à Washington des responsables américains de haut niveau et a transmis un message de disponibilité de principe pour participer à cette initiative.
Toutefois, le communiqué officiel publié par le gouvernement bangladais ne précise pas s'il s'agit d'un déploiement de soldats, d'une assistance logistique ou d'une participation limitée à la formation.
Cette démarche s'inscrit dans une initiative menée par les États-Unis dans le cadre du plan Trump pour Gaza. Pour rappel, à la mi-décembre 2025, le Commandement central de l'armée américaine a organisé un sommet à huis clos à Doha avec des représentants d'environ 45 pays, au cours duquel un cadre préliminaire pour la force de stabilisation et son rôle dans la supervision du cessez-le-feu et le démantèlement du Hamas a été présenté pour la première fois.
Israël n'a pas participé à cette rencontre, et les Américains ont demandé aux pays d'examiner différentes options de contribution, allant du déploiement de troupes au financement et à la formation.
Outre le Bangladesh, d'autres pays ont exprimé un intérêt de principe pour une implication, notamment l'Indonésie, le Pakistan et l'Azerbaïdjan. L'Italie a également signalé sa volonté de participer, mais selon les estimations, sa contribution se concentrerait principalement sur la formation plutôt que sur des forces combattantes. Les Italiens sont déjà considérés comme un acteur central dans le domaine de la formation des forces de police, notamment au passage de Rafah. Parallèlement, Washington mène des contacts avec environ 15 à 20 pays supplémentaires susceptibles de s'intégrer à la force sous différentes formes.
Il convient de noter que malgré l'intérêt international, des diplomates occidentaux admettent qu'il n'existe toujours pas de clarté sur la composition concrète de la force de stabilisation. Des questions fondamentales restent ouvertes, notamment l'étendue des pouvoirs, le degré d'utilisation de la force et la relation entre la force internationale et les acteurs de sécurité palestiniens locaux.
En Israël, l'idée même d'une force de stabilisation internationale suscite le débat. Lors d'une réunion sécuritaire organisée fin 2025 en présence du Premier ministre Binyamin Netanyahou et des hauts responsables de l'appareil sécuritaire, le chef d'état-major Zamir a exprimé des doutes quant à la capacité d'une telle force à désarmer le Hamas. Zamir a même demandé de se préparer à un scénario dans lequel Tsahal devrait procéder au démantèlement militaire à Gaza si l'initiative internationale échouait.
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