Israël entre dans une année électorale. Les prochaines élections pour la Knesset auront lieu au plus tard fin octobre 2026.
Cette pré-campagne met au jour des tensions au sein de l'opposition qui se déchire autour de la composition de la coalition qu'elle formerait en cas de victoire aux élections.
Au coeur de ces dissenssions se trouve la désormais habituelle question: faut-il boycotter le Likoud de Binyamin Netanyahou?
Benny Gantz a tranché: il souhaite un gouvernement d'union avec le Likoud mais sans le parti Otsma Yehudit de Ben Gvir et Ra'am de Mansour Abbas. Le chef de Kahol Lavan, qui ne passe pas le seuil d'éligibilité selon tous les sondages, estime qu'il faut en finir avec le boycott de Netanyahou qui, selon lui, fait le jeu des partis qu'il qualifie d'''extrémistes''.
Cette prise de position qui dénote avec l'ambiance générale au sein de l'opposition a déplu aux chefs des autres partis qui la composent.
Ainsi, Yaïr Golan a immédiatement réagi: ''Je crois et j'espère que personne au sein du 'bloc du changement' n'a perdu la raison au point d'être prêt à s'asseoir encore avec Netanyahou. Seul un parti des Démocrates grand et fort garantira que cela ne se produise pas''.
En réponse, Gantz a accusé Golan d'être ''le plus beau cadeau dont Netanyahou pouvait rêver'' et de ''détester davantage Netanyahou qu'il n'aime le pays''.
Ce matin (mercredi), un nouvel épisode de la zizanie au sein de l'opposition s'est déroulé avec une intervention de Yaïr Lapid qui reproche à Benny Gantz d'éliminer toute participation du parti arabe Ra'am au sein d'une future coalition.