Selon des sources diplomatiques européennes, une intervention militaire américaine contre l’Iran est désormais considérée comme probable. L’un des diplomates évoque même une possible action dans les vingt-quatre heures. Un responsable israélien, également cité par l’agence, estime que Donald Trump aurait pris la décision de s’engager, même si l’ampleur exacte et le calendrier de l’opération restent flous.
Le New York Times tempère toutefois cette estimation. Selon le quotidien, des responsables américains jugent qu’il faudra encore « quelques jours » avant toute action, celle-ci pouvant prendre la forme d’une cyberattaque ou d’une opération ciblée contre les forces de sécurité intérieure iraniennes, accusées d’un usage massif de la force contre les manifestants. Washington anticipe cependant une réaction « vigoureuse » de Téhéran.
Ces informations interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales. Des sources diplomatiques ont confirmé l’évacuation partielle de personnels du gigantesque base américaine d’Al-Udeid au Qatar, qui accueille environ 10 000 soldats. Londres a également commencé à retirer ses équipes de plusieurs sites militaires dans le Golfe. Officiellement, ces mesures sont présentées comme préventives, face au risque de représailles ou de mauvaise interprétation iranienne.
Dans ce climat tendu, un responsable libanais « au fait des réflexes stratégiques du Hezbollah » a indiqué à Reuters que le mouvement chiite n’entendait pas intervenir militairement tant que la direction iranienne ne serait pas confrontée à une menace existentielle. Des canaux diplomatiques auraient cherché à obtenir des garanties en ce sens, sans engagement formel de l’organisation.
Du côté israélien, aucune alerte précise n’a encore été transmise concernant une frappe imminente. Les échanges entre Tsahal et le commandement américain se poursuivent néanmoins de manière étroite, notamment pour prévenir une escalade régionale incontrôlée. Les analystes soulignent que Washington comme Jérusalem peinent à identifier des cibles susceptibles de provoquer un effondrement du régime iranien, que ce soit par une action militaire directe ou par des moyens plus indirects, comme le cyber ou l’influence informationnelle.
Pendant ce temps, la situation intérieure iranienne continue de se dégrader. Les autorités font face à une vague de manifestations sans précédent par son ampleur et sa violence. Selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, le nombre de morts aurait atteint au moins 3 428 personnes. Les chiffres varient fortement selon les sources, certaines estimations évoquant plusieurs milliers de victimes supplémentaires.
La contestation, née fin décembre d’une crise économique aiguë, s’est rapidement transformée en mouvement politique dirigé contre le régime des mollahs. Malgré une coupure quasi totale d’internet et une répression brutale menée par les forces de sécurité et les milices du régime, la colère populaire a mis en lumière l’extrême fragilité du pouvoir iranien, déjà affaibli par les sanctions, les revers régionaux et une économie exsangue.
Dans ce contexte explosif, toute intervention extérieure apparaît comme un facteur de bascule potentiel. Entre prudence militaire, calculs géopolitiques et risque d’embrasement régional, les prochains jours pourraient s’avérer décisifs pour l’Iran – et pour l’ensemble du Moyen-Orient.
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