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États-Unis–Iran : Trump sous pression, le renseignement nuance la menace

Divergences à Washington : tandis que l’armée prépare ses options, des voix au sein de l’administration appellent à la prudence et contestent certaines affirmations sur la menace iranienne.

3 minutes
27 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

États-Unis–Iran : Trump sous pression, le renseignement nuance la menace

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Malgré un climat jugé « positif » après le troisième round de négociations à Genève, la tension est vive à Washington. Selon ABC, le commandant du Centcom, l’amiral Brad Cooper, a briefé Donald Trump sur les options militaires face à l’Iran. Un responsable des chefs d’état-major, le général Dan Caine, participait également à la réunion. D’après plusieurs sources, une opération conjointe américano-israélienne reste « sur la table ».

En parallèle, le vice-président JD Vance a tenu à tempérer les spéculations. Dans un entretien au Washington Post, il a affirmé qu’« il n’y a aucune chance » que les États-Unis s’engagent dans une guerre interminable au Moyen-Orient. S’il reconnaît que des frappes ciblées pourraient être envisagées pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, il insiste sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique et d’« éviter de répéter les erreurs du passé ». Ancien marine ayant servi en Irak, Vance se décrit toujours comme « sceptique » face aux interventions militaires étrangères.

Pendant ce temps, Washington continue de renforcer sa présence militaire dans la région. Le porte-avions USS Gerald R. Ford, accompagné d’une flotte aérienne de 75 appareils, dont des F-35C et des F-22, est attendu en Méditerranée orientale.

Mais un autre élément vient compliquer la narration présidentielle. Les services de renseignement américains disent ne pas disposer de preuves tangibles indiquant que l’Iran est proche de se doter de missiles balistiques intercontinentaux capables de frapper le territoire américain - contrairement aux affirmations récentes de Trump lors de son discours sur l’état de l’Union. Trois sources proches des rapports estiment que ces déclarations sont « exagérées » et que la capacité iranienne ne serait pas opérationnelle avant 2035.

La Maison-Blanche maintient cependant que la menace est réelle. En toile de fond, les négociations restent fragiles : Washington exige la destruction des sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan, le transfert du stock d’uranium enrichi et un accord « permanent ». Téhéran rejette ces conditions, notamment l’abandon de l’enrichissement et la cession de son stock à l’étranger.

À ce stade, rien n’est tranché. Les discussions se poursuivent, les forces se positionnent, et les signaux envoyés par la Maison-Blanche restent ambivalents. La décision finale dépendra autant des calculs stratégiques que de la crédibilité des menaces brandies, avec, en toile de fond, le risque d’un basculement rapide si la diplomatie échoue.

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