Lors d’une audition au Congrès américain mardi 2 juin, le secrétaire d’État Marco Rubio a détaillé les principaux points actuellement sur la table : la réouverture du détroit d’Ormuz, le sort de l’uranium enrichi iranien et les conditions d’un éventuel allègement des sanctions.
Selon Rubio, la première exigence américaine reste la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Mais cette mesure ne suffira pas à obtenir une levée des sanctions. Washington exige aussi que Téhéran s’engage dans des discussions précises sur le transfert de ses stocks d’uranium enrichi, avec des engagements concrets et vérifiables.
Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs affirmé que l’Iran perdait « plusieurs centaines de millions de dollars de revenus chaque jour ». Rubio a surtout laissé entendre une possible avancée : selon lui, Téhéran pourrait désormais accepter de discuter de certains aspects de son programme nucléaire qu’il refusait jusqu’ici d’aborder. Pour Washington, ce changement serait le signe que la pression économique commence à produire des effets.
Rubio a également indiqué que, selon Washington, des signes montrent que le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, serait de plus en plus impliqué, à un certain niveau, dans les négociations. Un signal important, car il suggère que les discussions ne se limitent plus aux diplomates iraniens, mais remontent désormais jusqu’au sommet du pouvoir à Téhéran.
En revanche, certains sujets majeurs pour Israël ne semblent pas, à ce stade, faire partie du cœur des négociations : les drones iraniens, les missiles et le soutien de Téhéran au Hezbollah et aux milices pro-iraniennes. Une absence d’autant plus sensible que Rubio a lui-même rappelé que l’Iran conserve encore de nombreux drones, malgré l’affaiblissement de son « bouclier conventionnel ».
C’est l’un des principaux points d’inquiétude pour Israël : même en cas d’accord sur le nucléaire, la République islamique pourrait conserver d’importantes capacités militaires et continuer à armer ses relais régionaux.
Jérusalem suit donc de près non seulement ce qui est inclus dans les discussions, mais aussi ce qui en reste absent.
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