En quelques années, l’encours des prêts hypothécaires extra-bancaires est passé de zéro à treize milliards de shekels, soit environ deux pour cent du marché, alors même que ce type de financement peut être jusqu’à quatre fois plus cher que son équivalent bancaire. Cette progression, particulièrement marquée au cours des trois dernières années, s’explique d’abord par l’absence de normes strictes, permettant l’obtention très rapide d’un crédit, mais surtout par le fait que celui-ci n’est pas conditionné à la valeur estimée du bien immobilier ni aux ressources des emprunteurs.
Il convient de souligner que de grands établissements d’investissement, y compris des institutionnels, sont présents sur ce segment, ce qui contribue à lui apporter une certaine stabilité. Il s’agit par ailleurs d’un phénomène international, observé notamment aux États-Unis et en Europe.
Il est intéressant de noter que les sociétés phares du secteur, telles que Mimoun Yachat ou Albar Mashkanta, sont des filiales d’entreprises spécialisées à l’origine dans le financement du crédit automobile. Les conseillers en prêts hypothécaires orientent ainsi une partie de leur clientèle vers le financement extra-bancaire, en particulier le troisième âge, qui ne peut généralement pas bénéficier de crédits à long terme auprès des banques.
En définitive, il semble que l’on soit face à un développement précurseur d’une concurrence plus saine dans l’octroi de crédits aux particuliers, notamment dans les domaines où le système bancaire ne remplit pas pleinement sa fonction. Un objectif recherché par l’ensemble des agents économiques, et en particulier par le ministère des Finances.
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