La commission des Lois de la Knesset examine ce matin (lundi) la proposition de loi portée par le député Ariel Kallner (Likoud) sur la commission qui sera chargée d'enquêter sur les événements du 7 octobre.
Cette loi prévoit la mise en place d'une commission composée de membres choisis à part égale par la coalition et par l'opposition. Quatre représentants des familles endeuillées seraient également nommés en tant qu’inspecteurs, avec droit de participer aux discussions, de poser des questions et de soumettre des observations écrites avant la publication du rapport.
La commission se verra conférer tous les pouvoirs prévus par la loi sur les commissions d’enquête, avec des délibérations publiques retransmises, sauf décision contraire. La commission, si elle est mise en place, rendra un rapport public au gouvernement, qui pourra en définir ou en ajuster les thèmes.
Cette idée est totalement rejetée par l'opposition qui tient absolument à la mise en place d'une commission d'enquête dite ''étatique'' présidée par le président de la Cour suprême qui en nomme les membres. Une telle commission serait partiale selon la coalition, d'où sa volonté d'en créer une autre.
L'opposition a décidé de boycotter ce matin les débats sur la loi du député Kallner, adoptée en première lecture par la Knesset.
Elle a, en revanche, permis aux familles endeuillées du ''Conseil d'Octobre'', elles aussi farouchement opposées au projet de la coalition, de tenir une discussion dans les locaux de la Knesset en parallèle. Ces familles estiment que la commission voulue par le gouvernement ne permettra pas de faire la lumière sur les événements tragiques du 7 octobre et que le Premier ministre et ses ministres s'en serviront pour être blanchis de toute responsabilité.

Manifestation devant la Knesset contre le gouvernement et pour une commission d'enquête étatique. Photo by Yonatan Sindel/Flash90
Parallèlement, d'autres familles endeuillées du 7 octobre réunies au sein de l'organisme ''Din ve Tzedek'' soutiennent la coalition dans son projet ainsi que des parents de soldats tombés au combat (Forum Gvoura) et d'anciens otages (Forum Tikva).
"Je vous regarde dans les yeux et je dis ce que toute personne sensée en Israël sait : il n'y a pas de parent endeuillé, pas de frère endeuillé, pas d'orphelin et pas de veuve qui ne veuillent pas arriver à la vérité absolue sur la débâcle du 7 octobre'', a ainsi déclaré Itzik Bonzel, le père d'Amit, z'l, tombé au combat qui soutient le projet de loi de la coalition. "Les membres de l'opposition ont choisi de boycotter la discussion. Vous êtes déconnectés : qui boycottez-vous ? Vous ne boycottez pas le gouvernement, vous boycottez nos fils et filles sacrés.", a-t-il ajouté.
Il a qualifié ce boycott non de "protestation politique" mais de "trahison envers les familles et les victimes".
Bonzel s'en est également pris au système judiciaire, réclamant que le président de la Cour suprême Itshak Amit ne soit pas impliqué dans la composition de la commission d'enquête : "Il est inconcevable qu'une seule personne controversée, qui dirige un système qui - oui, lui aussi - doit faire l'objet d'une enquête de fond en comble, soit celui qui composera la commission."
Le père endeuillé a conclu par un appel à dépasser les clivages : "Établissons une commission équilibrée. Vous apporterez ceux en qui vous avez confiance, nous apporterons ceux en qui nous croyons. Que chaque famille ait une représentation, qu'il y ait une transparence totale, et que la vérité sorte au grand jour sans crainte et sans parti pris."
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