Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a signé un décret augmentant d’environ 70 % les quotas d’importation sans droits de douane pour les fromages à pâte dure, faisant passer le volume annuel de 11 500 à 19 500 tonnes, dans le cadre de la réforme du secteur laitier portée par son ministère. Objectif affiché: renforcer la concurrence et alléger, au moins un peu, la facture au supermarché — une perspective qui ne laissera pas indifférents les nombreux Français d’Israël, pour qui « fromage » n’est pas exactement un produit optionnel.
Mais du côté des producteurs israéliens, l’annonce passe beaucoup moins bien. Éleveurs et fromageries locales alertent depuis longtemps sur leurs coûts élevés — foncier, eau, normes sanitaires et contraintes sécuritaires — face à des importations européennes souvent subventionnées. Si la mesure peut soulager les consommateurs à court terme, elle risque aussi d’accentuer la fragilité d’une filière déjà sous pression, relançant le débat récurrent entre baisse du coût de la vie et protection de l’agriculture locale, un équilibre politiquement sensible en Israël.
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