Les porteurs de flambeau de Yom Haatsmaout 2025 se sont réunis cette semaine à Emek Hefer, pour lancer une initiative commune appelant au rapprochement et à l’unité entre les différentes composantes de la société israélienne. Point d’orgue de l’événement : la signature d’une charte qui sera prochainement transmise au président de l’État, puis diffusée sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.
La rencontre a rassemblé des figures issues d’horizons très divers, toutes engagées, chacune à sa manière, au service de la société israélienne depuis le début de la guerre. Parmi elles figuraient le rabbin Shmuel Slutsky, endeuillé par la perte de ses deux fils tombés au combat ; Ben Carasso, 10 ans, jeune militant des relations publiques qui s’est donné pour mission de faire connaître Israël au monde ; Orly Robinson, fondatrice de l’initiative « Front intérieur », qui vient en aide aux familles dont les maisons ont été détruites au nord et au sud du pays ; la lieutenante-colonelle de réserve Hagit Alon-Al-Harar, qui a perdu son fils Amitai dans une attaque de drone du Hezbollah ; ainsi que Jenny Sabidiya, rescapée du massacre de Nova, engagée depuis dans la réhabilitation des victimes. Des centaines de volontaires ayant œuvré pour le bien-être des citoyens pendant la guerre ont également pris part à la cérémonie.
La charte signée lors de l’événement affirme notamment : « Notre avenir en tant que société repose sur notre capacité à renouer avec nos valeurs fondamentales et avec les sources de résilience d’un Israël inclusif et pluraliste. Nous devons remplacer les barrières de l’hostilité par des ponts de paix et répondre à l’appel de notre Torah : “Aime ton prochain comme toi-même”. Telle est la mission de notre génération. »
Très ému, le rabbin Shmuel Slutsky a rappelé les paroles de son plus jeune fils, soldat, qui lui disait qu’« un héros est quelqu’un qui ne peut pas rester les bras croisés ». « Mes enfants ont agi sans hésiter, du religieux au laïc. Je signe ce traité pour que personne ne reste spectateur », a-t-il déclaré.
La chanteuse Dana International, lauréate de l’Eurovision, a également pris la parole : « J’espère que ces mots, venus du cœur, toucheront les cœurs. Après cette guerre longue et douloureuse, nous allumons ensemble une lumière d’espoir. Puissions-nous faire taire la division et choisir l’amour. »
Ben Carasso, du haut de ses 10 ans, a bouleversé l’auditoire en évoquant ses rencontres avec des enfants de tout le pays durant la guerre. « J’ai vu une solidarité incroyable. C’est ensemble que nous pourrons construire un avenir meilleur. Le peuple d’Israël est vivant », a-t-il affirmé.
Pour Orly Robinson, cette initiative représente une opportunité rare : « Nous pouvons être en désaccord sans être divisés. L’essentiel est de nous écouter et de rester unis. »
La lieutenante-colonelle Hagit Alon-Al-Harar a, quant à elle, souligné l’urgence de tirer les leçons de l’histoire « Si nous ne prenons pas conscience de la gravité de nos fractures internes, nous risquons une catastrophe. Chacun doit se demander quelle est sa contribution au bien commun et à l’unité. »
Le militant social Shai Graucher a salué « une voix unie d’une valeur inestimable », rappelant que « le peuple d’Israël est une mosaïque de tribus et de cultures, animée d’un seul cœur ». Enfin, Jenny Sabidiya a livré un témoignage poignant sur l’engagement des familles endeuillées :
« C’est précisément depuis les ténèbres que l’on peut apercevoir la lumière. J’ai compris que ma mission était de contribuer, même modestement, à bâtir une société meilleure. L’unité n’est pas un slogan : c’est une responsabilité collective. »
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