L'administration n'est pas unanime quant à l'attitude à adopter vis-à-vis de l'Iran, de même sur la scène internationale, les avis sont partagés.
Qui freine?
Steve Witkoff et Jared Kushner, deux hommes clés du Président américain dans la région, incarnent le camp diplomatique au sein de l'administration Trump, déterminé à privilégier la diplomatie avec l'Iran. Ils veulent éviter toute escalade régionale qui pourrait compromettre les ambitions américaines de stabilisation du Moyen-Orient. La retenue que prônent les deux envoyés américains a été à l'ordre du jour de leurs discussions avec le Premier ministre israélien hier soir (samedi) en Israël.
Leur démarche bénéficie du soutien du Qatar, de l'Arabie saoudite et de la Turquie, ce nouvel axe sunnite qui a récemment normalisé ses relations avec Téhéran. Riyad, dont les positions anti-iraniennes étaient jusqu'ici virulentes, a sensiblement adouci sa rhétorique publique.
Qui pousse?
Face à eux, la majorité des conseillers et ministres de Trump défendent une ligne dure. Le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth plaident pour une frappe décisive visant à renverser – ou du moins affaiblir considérablement – le régime iranien. Pour eux, au-delà de l'impératif moral, cette option représente un choix stratégique majeur susceptible de servir durablement les intérêts américains dans la région.
Israël soutient aussi cette approche musclée et n'est pas le seul. Les Émirats arabes unis, plusieurs pays européens dont la Grande-Bretagne, s'y rallient également. Ces nations se sont engagées à fournir l'appui logistique et les renseignements nécessaires à l'armée américaine en cas d'offensive. Elles participeraient aussi à l'interception des missiles et drones iraniens susceptibles de viser des objectifs stratégiques : Israël, les bases américaines, voire les installations pétrolières du Golfe.
Si l'étau semble se resserrer autour de Téhéran alors que les organisations de défense des droits de l'homme font état de plus de 22000 morts dans les répressions, la manière dont le Président Trump décidera de trancher n'est toujours pas claire: ''Vous verrez bien'', a-t-il lancé à des journalistes qui lui posaient la question.
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