Depuis trois ans, un groupe de travail réunissant thérapeutes allemands et israéliens se consacre au traitement des traumatismes nationaux. Une initiative née d'une conviction : chaque traumatisme collectif porte en lui les échos des blessures antérieures.
Les professionnels allemands y présentent des cas de victimes de la guerre en Ukraine et de survivants de la Shoah vivant en Allemagne, tandis que leurs homologues israéliens partagent des témoignages liés aux événements du 7 octobre. Ces échanges transnationaux permettent de mieux comprendre comment les traumatismes se transmettent d'une génération à l'autre.
Le Dr David Senesh, psychologue clinicien et spécialiste de la transmission intergénérationnelle du trauma, apporte à ces réflexions un éclairage unique. Enseignant au Centre académique Levinsky-Wingate et membre du conseil d'administration de l'organisation "Benafshenu", il porte lui-même une histoire extraordinaire.
Neveu de Hannah Senesh, exécutée en 1944 en Hongrie, il a également été détenu en captivité en Égypte pendant 40 jours durant la guerre de Kippour. Son expertise s'ancre donc autant dans la recherche que dans une expérience personnelle profonde.
Différents thèmes sont abordés permettant une réflexion sur ces traumatismes et leur impact transgénérationnel:
Comment un trauma historique tel que la Shoah continue d'affecter psychologiquement les troisième et quatrième générations
Pourquoi les événements du 7 octobre ont déclenché chez de nombreux Israéliens des réactions de type "Holocauste maintenant"
Comment identifier la transmission intergénérationnelle de la peur, de l'anxiété et de l'insécurité