Le musicien Meir Israel, figure emblématique du rock israélien et batteur du groupe Tamouz, est décédé aujourd’hui à l’âge de 73 ans, à l’issue d’un court combat contre une maladie grave. Considéré comme l’un des plus grands batteurs de l’histoire musicale israélienne, il a marqué plus de cinq décennies de scène et de création. Meir Israel a notamment accompagné Shlomo Artzi pendant plus de quarante ans. Très affecté, ce dernier lui a rendu hommage : « Dans une tristesse infinie et une immense douleur, notre bien-aimé Meir nous a quittés. Il a été avec nous lors de toutes les tournées ces 41 dernières années. Nous t’aimons, Meir, et nous souffrons. Que sa mémoire soit bénie. »
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Né en 1952 à Tel-Aviv dans une famille d’origine grecque, Meir Israel grandit dans un environnement musical. Très jeune, il apprend à jouer de plusieurs instruments avant de découvrir la batterie à l’âge de 12 ans. Sa première batterie, de couleur rouge, lui est offerte pour sa bar-mitsva - choisie avec l’aide de Miki Gabrielov, alors apprenti chez son père. Adolescent, il rejoint déjà des groupes et se produit devant des soldats pendant la guerre des Six Jours. Il devient rapidement l’un des jeunes prodiges des groupes de beat, avant d’intégrer en 1974 le groupe Tamouz, aux côtés de Shalom Hanoch, Ariel Zilber, Yehouda Eder et Eitan Gidron.
Très demandé, Meir Israel a collaboré avec les plus grands artistes israéliens. Il a enregistré avec Arik Einstein, participé à une trentaine de ses albums et interprété avec lui le duo « Oulai At Lo Yoda’at ». Il a également travaillé avec Shmulik Kraus, Yehudit Ravitz, Nourit Galron et Yitzhak Klepter.
On retrouve sa signature rythmique sur des albums devenus iconiques, parmi lesquels « Hatouna Levanah », « Sof Onat Hatapouzim », « Sa Leat », « London », « Layla Lo Shaket », « Galgal Mistovev », « Tzlil Mechouvan » et « Routzi Shmulik ».
Dans une interview accordée en 2011, il confiait :
« Je chante depuis l’âge de 15 ans et je n’ai jamais cessé… mais je ne me définis pas comme un chanteur. Je suis un créateur, un musicien et, avant tout, un batteur. Mon désir est de dire quelque chose à travers les mots et la musique. »
Meir Israel laisse derrière lui sa compagne et trois filles. Avec sa disparition, la musique israélienne perd l’un de ses piliers, un artiste discret mais essentiel, dont le rythme a accompagné plusieurs générations.
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