Culture

L’humour juif en réponse à la crise : Yohay Sponder conquiert les scènes du monde depuis le 7 octobre

Avec son slogan « Be you. Be Jew » — « Sois toi-même. Sois juif », l’humoriste israélien Yohay Sponder transforme la scène en réponse à l’exclusion d’Israël dans le monde culturel.

2 minutes
5 juin 2026

ParDelphine Miller

L’humour juif en réponse à la crise : Yohay Sponder conquiert les scènes du monde depuis le 7 octobre
Yohay Sponder (Wikipedia)

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Depuis le 7 octobre, les artistes israéliens sont de plus en plus souvent confrontés à des appels au boycott, des annulations ou des tensions sécuritaires à l’étranger. Dans ce climat, l’humoriste israélien Yohay Sponder a choisi une réponse inattendue : monter sur scène, faire rire, et revendiquer ouvertement son identité juive.

Actuellement en tournée internationale avec son spectacle Genesis, Yohay Sponder veut parler de renaissance dans une réalité marquée par la guerre. Originaire du Golan, passé par Tsahal avant de se lancer dans le stand-up à Tel-Aviv, il s’est imposé grâce à un humour direct, très israélien, et à des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux.

Son slogan, « Be you. Be Jew » — « Sois toi-même. Sois juif » — résume son approche. Il ne cherche pas à cacher ce qu’il est pour plaire à un public international. Au contraire, il transforme cette identité en force comique et en message de fierté.

Dans un entretien au Jewish News britannique, Sponder raconte que l’un de ses spectacles à Amsterdam a été annulé l’an dernier pour des raisons de sécurité. Il évoque aussi une scène marquante à New York : un groupe de militants pro-palestiniens serait venu pour perturber son spectacle, avant de rester jusqu’à la fin et de venir discuter avec lui après la représentation.

Son parcours parle d’un sujet très actuel : que reste-t-il aux Juifs et aux Israéliens quand certains espaces culturels leur deviennent hostiles ? Chez Yohay Sponder, la réponse passe par l’humour, la présence et la fierté assumée.

Sur scène, il porte une étoile de David et assume pleinement son accent israélien lorsqu’il joue en anglais. Une manière de rappeler que l’intégration ne signifie pas l’effacement, et que l’humour peut aussi devenir une forme de résistance.

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