Vie politique

Smotrich à Netanyahou : « Si le budget n’est pas voté aujourd’hui, dissolvons la Knesset »

Dans l’entourage de Smotrich, on affirme qu’il n’y a « plus de place pour les reports » et que le budget, en particulier la loi de finances associée, ne peut plus rester l’otage du bras de fer entre les partis ultra-orthodoxes et les conseillers juridiques du Parlement, sur fond de controverse autour de la loi de conscription des ultra-orthodoxes.

3 minutes
26 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Smotrich à Netanyahou : « Si le budget n’est pas voté aujourd’hui, dissolvons la Knesset »
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La crise au sein de la coalition israélienne s’est brusquement durcie ce lundi. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a adressé un avertissement sans détour au Premier ministre Benjamin Netanyahu : si le budget de l’État n’est pas soumis aujourd’hui au vote en première lecture, il faut envisager la dissolution de la Knesset.

Face à cette mise en garde, des responsables de la coalition appellent à l’apaisement :« Donne-nous deux jours et nous réglerons le problème. N’essaie pas d’éteindre cet incendie avec de l’essence », répond-on à Smotrich.

Dans ce contexte tendu, Netanyahu a convoqué une réunion restreinte avec les chefs des partis ultra-orthodoxes, Aryeh Deri du Shas) et Moshe Gafni de Deguel HaTorah, après le report du vote budgétaire à mercredi et l’aggravation de la crise autour de la loi de conscription des ultra-orthodoxes

Au cœur du blocage : l’insatisfaction grandissante de Deguel HaTorah face aux exigences du conseil juridique de la Knesset concernant la nouvelle rédaction de la loi. Plusieurs députés ultra-orthodoxes estiment désormais que les chances d’adoption du texte, dans sa forme actuelle, sont sérieusement compromises. En coulisses, le président de la coalition Ofir Katz mène des discussions avec le député Uri Maklev afin de trouver un compromis permettant d’avancer sur le budget.

La semaine dernière, la conseillère juridique de la Knesset, Sagith Afik, a rendu un avis clair : le Parlement doit voter le budget et la loi de finances en première lecture dans un délai d’une semaine. Le droit impose en effet au moins deux mois entre la première lecture et les deuxième et troisième lectures. Sans un vote rapide, le gouvernement ne pourra pas faire adopter le budget avant la fin mars.

Initialement, Shas et Deguel HaTorah avaient accepté de soutenir la première lecture pour éviter la dissolution de la Knesset. Mais ces derniers jours, après la publication des demandes de modification formulées par le conseil juridique de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, des fissures sont apparues. L’idée que la loi concernant la conscription puisse finalement échouer gagne du terrain.

Faute d’accord, la coalition a décidé de repousser le vote sur la loi à mercredi, dans l’espoir de combler les écarts avec les partis ultra-orthodoxes. En réaction, le parti du Sionisme religieux a annoncé la tenue d’une réunion d’urgence au ministère des Finances.

En filigrane, l’ultimatum de Smotrich met la coalition face à une alternative brutale : trancher rapidement le dossier budgétaire ou ouvrir la voie à une crise politique majeure, jusqu’à la dissolution du Parlement.

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