Le Premier ministre israélien a reçu hier (mardi), l'émissaire du Président Trump, Steve Witkoff pour un entretien qui a duré plus de 3 heures.
Les chefs de la sécurité israélienne ont présenté à Witkoff un tableau actualisé des renseignements sur le programme nucléaire et balistique iranien, ainsi que des informations sur la répression des civils iraniens. Netanyahou a exposé les lignes rouges d'Israël pour un "bon accord" avec l'Iran : zéro enrichissement d'uranium, retrait du stock de 450 kg d'uranium enrichi détenu par l'Iran, arrêt du programme de missiles balistiques et cessation du soutien aux groupes terroristes au Moyen-Orient.
Ont participé à la réunion le ministre de la Défense Israël Katz, le chef d'état-major Eyal Zamir, le directeur du Mossad Dadi Barnea, le chef du renseignement militaire Shlomi Binder, le commandant de l'armée de l'air Tomer Bar, ainsi que d'autres hauts responsables militaires.
Alors que ces discussions avaient lieu deux incidents importants dans le Golfe persique ont ravivé les tensions : une tentative d'interception d'un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz et la destruction d'un drone iranien qui s'était approché du porte-avions Abraham Lincoln en mer d'Arabie.
Le Wall Street Journal rapporte que Trump a envisagé de se retirer des négociations suite aux deux incidents dans le Golfe persique, mais a finalement décidé de ne pas le faire.
Sur le plan diplomatique, l'Iran a multiplié les obstacles, exigeant notamment le transfert des négociations d'Istanbul à Mascate, capitale d'Oman, et l'annulation de l'invitation des pays arabes et musulmans. Selon le site américain Axios, l'administration Trump a accepté la demande iranienne de tenir les discussions à Oman.
Selon des sources impliquées dans le dossier, l'Iran a également transmis par l'intermédiaire de médiateurs que la tenue des négociations était conditionnée à ce qu'elles ne portent que sur la question nucléaire. Cette position remet en question la tenue même des pourparlers, à moins que l'Iran ne parie sur un recul de Trump.
Un responsable israélien a affirmé mardi soir que la probabilité d'une frappe américaine contre l'Iran avait augmenté. Selon lui, Téhéran a compris que l'étau américain se resserre et a probablement conclu que "les dés sont jetés" - d'où des provocations comme celles du détroit d'Ormuz, destinées à renforcer sa position intérieure.
La principale crainte en Israël est que les Américains fassent des concessions et renoncent à deux ou trois des quatre conditions posées, c'est-à-dire qu'ils insistent sur la question nucléaire mais abandonnent les autres exigences.
Certains responsables israéliens estiment toutefois que si les Américains parviennent à obtenir l'arrêt du programme nucléaire, de l'enrichissement et le retrait du matériel enrichi, ce sera déjà un résultat important. De nouvelles sanctions pourraient alors être imposées à l'Iran sur la question des missiles balistiques.
À Jérusalem, on est relativement certain que l'Iran n'acceptera pas de renoncer au soutien à ses alliés terroristes au Moyen-Orient, car la nature même du régime est de propager la révolution chiite.
La rencontre entre Netanyahou et Witkoff a également porté sur la situation dans la Bande de Gaza. Le bureau du Premier ministre a déclaré : "Le Premier ministre a insisté sur l'exigence intransigeante de désarmer le Hamas, de démilitariser la Bande de Gaza et d'achever les objectifs de guerre avant toute reconstruction de Gaza. Il a clarifié que l'Autorité palestinienne ne fera partie d'aucune manière de la gestion de la Bande de Gaza."
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