La commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense a accueilli jeudi une séance à huis clos au cours de laquelle Binyamin Netanyahou a formulé de sérieuses accusations contre le Shin Bet de Ronen Bar. Le Premier ministre affirme que le Shin Bet aurait modifié rétroactivement un document important relatif aux alertes du 7 octobre.
Netanyahou a indiqué qu'au matin de l'attaque du Hamas, à 5h15, le Shin Bet avait établi un document officiel synthétisant toutes les alertes captées durant la nuit en provenance de Gaza. Ce rapport ne serait parvenu à son bureau qu'à 9h47, soit plus de quatre heures après sa publication initiale.
L'élément central de son intervention concerne le contenu même du document. Netanyahou soutient que la version originale ne comportait aucune instruction visant à informer le Premier ministre. Dans les rapports soumis récemment par le Shin Bet, cette directive aurait été ajoutée. "Le Shin Bet aurait prétendument falsifié et ajouté la mention de cette mise à jour", a-t-il déclaré, évoquant le document signé par Ronen Bar, alors directeur du service.
Netanyahou affirme avoir communiqué ces éléments au contrôleur d'État Matanyahu Engelman, chargé d'enquêter sur les événements du 7 octobre. Selon le Premier ministre, ce dernier aurait été très surpris par ces informations. Les membres de la commission présents ont également réagi avec étonnement face à ces allégations.
La suite de la réunion a pris une dimension politique. Netanyahou a consacré une partie importante de son intervention à la lecture de procès-verbaux d'anciennes réunions du cabinet de sécurité, évoquant notamment les positions de Naftali Bennett. "Bennett s'est toujours opposé à la conquête de Gaza", a-t-il affirmé en citant les archives, reprochant à l'ancien chef du gouvernement d'avoir régulièrement freiné les opérations d'envergure dans la Bande de Gaza.
Cette approche a suscité des réactions vives de l'opposition. Plusieurs parlementaires ont quitté la salle en exprimant leur mécontentement, critiquant une utilisation politique d'une commission consacrée aux questions sécuritaires. "C'est pour ça qu'on est venus ? Pour écouter Bibi nous lire des procès-verbaux contre Bennett, Eizenkott et Gantz ?", ont déclaré certains élus, reprochant au Premier ministre de les avoir empêchés de poser des questions. "Il nous prend pour des imbéciles", ont-ils ajouté.
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