Selon de hauts responsables sécuritaires, la décision iranienne de déplacer les discussions avec Washington d’Istanbul à Mascate ne relève ni d’un choix technique ni d’une considération logistique. Il s’agit d’un geste calculé, révélateur de l’équilibre des menaces, des rapports de force et de la profonde méfiance entourant la reprise des contacts entre les deux parties. Pour Téhéran, le changement de cadre fait partie intégrante de la bataille sur la nature même des négociations, leurs limites et le prix qu’il pourrait être contraint de payer.
Ce choix intervient dans un contexte régional explosif, marqué par une escalade militaire persistante, des menaces réciproques entre Washington et Téhéran, et des pressions croissantes de la part d’acteurs régionaux, qui redoutent un accord autant qu’un conflit armé.
Ces mêmes sources expliquent qu’aux yeux de la direction iranienne, Oman ne constitue pas seulement un médiateur neutre, mais un espace offrant un contrôle étroit sur le déroulement des discussions. Contrairement à la Turquie, où un format plus large avec une présence arabe et islamique avait été envisagé, Mascate propose à Téhéran un environnement discret, calme et maîtrisé, réduisant le risque d’un élargissement de l’agenda au-delà de la question nucléaire.
L’Iran insiste pour limiter les négociations au seul dossier du programme nucléaire et maintenir hors de la salle les questions des missiles balistiques et des réseaux régionaux, qu’il considère comme des piliers de sa doctrine de sécurité nationale. Le transfert des discussions à Oman, combiné à l’exigence d’un format strictement bilatéral, vise à bloquer d’emblée toute tentative américaine ou régionale d’élargir le champ du débat.
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