Moyen-Orient

« Pour venger le massacre » : les Iraniens appellent à de nouvelles manifestations

Dans un message diffusé sur Telegram, des organisateurs appellent à des manifestations simultanées les 17 et 18 février à travers tout le pays

3 minutes
8 février 2026

ParJohanna Afriat

« Pour venger le massacre » : les Iraniens appellent à de nouvelles   manifestations
Photo d'Ali Khamenei brûlée lors d'une manifestation de soutien aux iraniens organisée en Israël Photo : Flash90

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Un mois après la répression sanglante des manifestations des 8 et 9 janvier, l’Iran se prépare à une possible reprise du soulèvement populaire. À l’approche du 40e jour suivant le massacre — date marquant traditionnellement la fin du deuil dans la culture chiite — des appels à manifester ont été lancés par des commerçants du bazar de Téhéran, invitant la population à « venger les morts » et à poursuivre la contestation du régime.

Les Gardiens de la révolution et les milices Bassidj ont violemment écrasé les rassemblements organisés dans plusieurs villes du pays. Les estimations font état de dizaines de milliers de morts lors de cette répression, qualifiée de « plus grand massacre de rue de l’histoire contemporaine iranienne ». Une nouvelle estimation du Centre international pour les droits de l'homme en Iran (ICHR), publiée cette semaine à Toronto, affirme qu'au moins 43 000 personnes ont été tuées par les forces de sécurité de la République islamique

Dans un message diffusé sur Telegram, des organisateurs appellent à des manifestations simultanées les 17 et 18 février à travers tout le pays. « Nous invitons le peuple iranien, dans toutes les villes, à honorer la mémoire des victimes et à poursuivre le soulèvement national », peut-on lire dans ce message, qui évoque explicitement une volonté de revanche face à la violence du régime.

Le climat reste marqué par une profonde tension. Une manifestante de Kermanshah, citée par le quotidien américain, décrit une population tiraillée entre la peur et la colère. Elle affirme que certains Iraniens placent encore leurs espoirs dans une intervention extérieure, évoquant notamment les promesses de soutien formulées par Donald Trump. « Nous sommes prêts à mourir, mais nous ne voulons pas que nos enfants héritent de cette souffrance », confie-t-elle.

Sur le plan international, ces tensions internes coïncident avec une intensification de la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Malgré des déclarations d’optimisme à l’issue d’un premier cycle de discussions indirectes entre Washington et Téhéran à Oman, les États-Unis poursuivent le déploiement de forces dans la région. Le porte-avions Abraham Lincoln joue un rôle central dans ce dispositif renforcé.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington afin d’évoquer l’évolution des négociations avec l’Iran. Le bureau du Premier ministre israélien a indiqué que toute avancée diplomatique devait impérativement inclure des restrictions sur le programme balistique iranien et la fin du soutien de Téhéran à ses alliés régionaux.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, s’est dit favorable à une reprise prochaine des discussions nucléaires avec les États-Unis, tout en avertissant qu’une attaque militaire américaine entraînerait une riposte immédiate.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael

Tags