International

Une journaliste de Press TV arrêtée au Royaume-Uni avant un rassemblement anti-sioniste

Elle est soupçonnées d’« incitation à la haine raciale » selon la police britannique

2 minutes
9 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Une journaliste de Press TV arrêtée au Royaume-Uni avant un rassemblement anti-sioniste
Photo credit : SCREENSHOT/X/CONFORMÉMENT À L’ARTICLE 27A DE LA LOI SUR LES DROITS D’AUTEUR

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La police des West Midlands a interpellé dimanche à Birmingham une journaliste de Press TV, chaîne financée par l’Iran, alors qu’elle se rendait à un rassemblement anti-sioniste. Latifa Abouchakra, 35 ans, a été arrêtée avec une autre personne, soupçonnées d’« incitation à la haine raciale », a confirmé la police britannique.

Selon l’Anti-Zionist Movement, organisation à l’origine de l’événement, l’arrestation est intervenue alors qu’Abouchakra arrivait pour prendre la parole lors de la réunion de lancement du mouvement. Dans un communiqué au ton virulent, l’AZM a dénoncé un « acte de violence politique » et accusé un supposé « lobby sioniste » d’exercer une influence sur les autorités britanniques.

La journaliste s’est fait connaître ces dernières années pour des propos extrêmes, notamment après avoir publiquement célébré les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël. Le jour même du massacre perpétré par le Hamas, qui a coûté la vie à plus de 1 200 personnes, elle avait diffusé une vidéo qualifiant ces attaques de « moment de triomphe » et d’« humiliation pour l’entité sioniste ». Elle est également connue pour ses prises de position récurrentes sur une prétendue « suprématie juive » au Royaume-Uni.

Latifa Abouchakra devait intervenir aux côtés de David Miller, ancien professeur de l’université de Bristol licencié pour des propos antisémites, et de Rahmeh Aladwan, médecin actuellement suspendue pour des faits similaires. L’événement, prévu dans un centre culturel de Birmingham, a finalement été annulé après que la police a pris connaissance de publications de l’AZM se revendiquant « ouvertement pro-résistance armée ».

Des spécialistes de la sécurité alertent depuis longtemps sur l’activité des médias d’État iraniens au Royaume-Uni. Selon eux, ces structures serviraient à la fois de relais idéologiques et de plateformes d’influence. Pour Lynette Nusbacher, ancienne officier du renseignement britannique, l’arrestation marque peut-être un tournant. « Depuis un an, les preuves s’accumulent montrant que les médias liés au régime iranien opèrent en Grande-Bretagne comme des agents d’influence. Cette réaction des autorités était devenue inévitable », estime-t-elle.

L’enquête se poursuit, tandis que le débat sur la liberté d’expression, la lutte contre l’antisémitisme et l’ingérence étrangère reste particulièrement sensible au Royaume-Uni.

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