L’Iran a décidé de cesser la publication de ses nouveaux développements militaires et de ses réussites sécuritaires. L’annonce a été faite ce jour, lundi, par le général Reza Talaei-Nik, porte-parole du ministère iranien de la Défense, selon les agences WANA et Independent Persian. Cette décision, prise pour des raisons de sécurité, vise à préserver ce que Téhéran appelle la « surprise stratégique » face à ses adversaires.
Dans sa déclaration, le responsable iranien a toutefois souligné que l’arrêt des annonces publiques ne signifiait en rien un ralentissement des capacités militaires. Les nouveaux systèmes offensifs et défensifs, a-t-il affirmé, sont déjà intégrés aux unités opérationnelles et pleinement fonctionnels. Le silence médiatique répond avant tout à la volonté de ne pas révéler la nature exacte des capacités développées et de conserver un avantage opérationnel.
Ce changement intervient dans un contexte de remise en question de la stratégie de dissuasion iranienne. La démonstration de force militaire, longtemps considérée comme un pilier de la dissuasion, aurait perdu de son efficacité ces derniers mois. L’implication directe des Gardiens de la révolution dans les affrontements avec Israël aurait exposé certaines limites du modèle iranien, notamment en matière de missiles balistiques.
Le général Talaei-Nik a également insisté sur l’importance croissante des technologies avancées dans le renforcement de l’appareil sécuritaire iranien. Il a cité l’intelligence artificielle comme un levier central de développement, ainsi que les investissements ciblés dans la micro-électronique, le cyberespace et d’autres secteurs technologiques de pointe. Ces projets, a-t-il précisé, sont menés en coopération avec diverses institutions publiques dans le cadre de programmes à court et moyen terme.
Paradoxalement, cette annonce de discrétion accrue s’est accompagnée de la révélation d’un nouveau projet : la création d’un centre de soutien aux drones au sein de l’Organisation des industries aéronautiques du ministère de la Défense. Ce centre, qui devrait devenir opérationnel d’ici l’an prochain, aura pour mission d’accompagner des entreprises privées à forte expertise technologique, depuis la phase de conception jusqu’à la production d’équipements auxiliaires pour les drones.