Lors de la séance de ce mercredi à l’Assemblée nationale, la députée Caroline Yadan (8ᵉ circonscription) a interpellé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au sujet des récentes déclarations de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens.
La députée a exprimé son indignation après l’intervention d’Albanese le 7 février à Doha, lors d’un forum organisé par Al Jazeera, en présence de Khaled Mashaal, dirigeant du Hamas, et d’Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères. Dans ce cadre, Albanese avait qualifié Israël « d’ennemi commun de l’humanité », une accusation jugée par Caroline Yadan comme relevant d’une rhétorique antisémite et complotiste.
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« Cette accusation ne relève pas de la critique légitime mais s’inscrit dans une vision déshumanisante, érigeant Israël en incarnation du mal absolu », a affirmé la députée. Celle-ci a insisté sur le fait qu’un mandat onusien implique impartialité et retenue, principes selon elle bafoués par la rapporteuse.
Elle a demandé au ministre de confirmer que la France ferait entendre sa voix afin que la rapporteuse soit déchue de tout mandat onusien « avec effet immédiat ».
Une réponse ferme du ministre des Affaires étrangères
Jean-Noël Barrot a répondu en condamnant « sans aucune réserve » les propos de Francesca Albanese. Il a précisé que critiquer la politique israélienne est légitime, mais que s’en prendre à Israël en tant que peuple et nation est « absolument inacceptable ».
Le ministre a également souligné le contexte de l’intervention de la rapporteuse, qui s’est exprimée en présence de représentants du Hamas et du gouvernement iranien, et a rappelé la longue liste de positions controversées d’Albanese, incluant des références au « lobby juif » et des comparaisons d’Israël au Troisième Reich.
Le ministre a qualifié Albanese de « militante politique » plutôt que d’experte indépendante et a insisté sur le fait que ses provocations « n’appellent qu’une seule réponse : sa démission ». Il a confirmé que la France s’exprimerait en ce sens lors de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, prévue le 23 février.
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