Wafaa Rafik Awad, 55 ans, a été tuée par balles jeudi soir à Tamra, en Basse-Galilée. Selon des témoignages, des tireurs ont ouvert le feu en direction d’une habitation et la victime aurait été touchée, apparemment sans être la cible visée.
L’alerte a été reçue à 22h55 par le centre 101 du Magen David Adom dans la région du Carmel. Les secours, arrivés sur place, n’ont pu que constater le décès. Le secouriste Ahmad Abu al-Hija a décrit une femme inconsciente, présentant de graves blessures pénétrantes : « Nous avons procédé aux examens médicaux, mais ses blessures étaient critiques. Elle ne présentait plus de signes vitaux ».
Peu après les premiers tirs, alors que la zone était déjà investie par d’importants renforts policiers, de nouveaux coups de feu ont retenti sur les lieux.
Quelques heures plus tôt, à Taybeh, une jeune femme de 24 ans a été grièvement blessée par balle et évacuée vers l’hôpital Meir, à Kfar Saba. Les images de vidéosurveillance montrent la victime en train de manœuvrer son véhicule en marche arrière lorsqu’un homme armé, le visage dissimulé, surgit et tire à bout portant. Blessée, elle parvient à s’extraire du siège passager et à se réfugier dans un commerce voisin.
Dans un autre incident à Kafr Qassem, quatre personnes ont été blessées par balles en l’espace d’un quart d’heure. Un cheval a également été touché et est mort des suites de ses blessures.
Au cours des dernières 24 heures, cinq autres personnes ont été assassinées : un jeune homme d’une vingtaine d’années abattu à Segev Shalom, dans le Néguev. trois personnes tuées à Rahat, Yarka et Lod et une autre à Fureidis, près de Zikhron Yaakov, la scène, captée par des caméras de sécurité, a dégénéré en affrontements entre habitants et policiers.
Alors que la violence continue de ravager les rues, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a mis en avant une « note positive ». Lors d’une évaluation de la situation, il a évoqué une baisse de 20 % des meurtres dans le secteur juif et une diminution de 40 % des féminicides : « Ce que nous faisons dans le secteur juif, nous pouvons aussi le faire dans le secteur arabe ».
De son côté, le chef du quartier général de la lutte contre la criminalité dans la société arabe, Roï Kahlon, a saisi la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, pour réclamer la proclamation d’un état d’urgence en matière d’application de la loi. Évoquant « l’effondrement de la dissuasion et l’atteinte grave à la sécurité publique », il appelle à des mesures immédiates et accuse la procureure générale de s’opposer à la qualification des organisations criminelles comme entités terroristes ainsi qu’à une déclaration d’urgence.
La crise sécuritaire au sein de la société arabe atteint ainsi un nouveau seuil, tandis que les appels à une réponse structurelle et coordonnée se multiplient.
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