Vingt ans jour pour jour après la mort d’Ilan Halimi, le 13 février 2006, Emmanuel Macron plantera aujourd'hui, vendredi, un chêne dans les jardins de l’Élysée en hommage au jeune Français torturé à mort par le « gang des barbares ».
Le président prononcera un discours visant à dénoncer « les propagateurs et les propagandes qui diffusent au cœur de notre nation le poison antisémite », citant « l’extrême droite comme l’extrême gauche » et les « cercles identitaires comme communautaires ». Selon l’Élysée, il s’agit de délivrer « un message de solidarité et d’affection envers tous les citoyens juifs de ce pays » et d’inciter chacun à se mobiliser contre l’antisémitisme sous toutes ses formes.
Le chêne sessile choisi pour l’hommage, symbole de force, longévité et justice, rappelle également que malgré les tentatives de destruction des arbres commémoratifs à travers la France comme à Lyon ou Épinay-sur-Seine - la mémoire d’Ilan Halimi perdure.
L’initiative symbolique intervient dans un contexte de forte recrudescence de l’antisémitisme en France, avec 504 actes recensés entre janvier et mai 2025, soit une hausse de 134 % par rapport à la même période en 2023, en partie alimentée par la guerre déclenchée à Gaza après le massacre du 7 octobre 2023. Parallèlement, l’Union des Étudiants Juifs de France -UEJF- a publié avec l’IFOP une étude révélant que les préjugés ayant armé le « gang des barbares » persistent. Ainsi, 26 % des Français considèrent que les Juifs sont plus riches que la moyenne et 69 % qu’ils sont plus solidaires entre eux. L’antisémitisme se transforme désormais en antisionisme radical : 22 % de la population pense que le sionisme est une organisation internationale visant à servir les intérêts des Juifs, et un jeune sur deux conteste la légitimité d’Israël.
Les résultats montrent également une corrélation avec les positions politiques extrêmes : 54 % des sympathisants de La France Insoumise contestent la légitimité d’Israël et 35 % y voient une organisation visant à influencer le monde. Le constat mémoriel est préoccupant, puisque 73 % des 18-24 ans ignorent tout de l’affaire Halimi.
« Vingt ans après, l’affaire Ilan Halimi reste le symbole tragique des préjugés qui tuent. Si la mémoire s’efface, notamment chez les jeunes, le terrain devient fertile pour le retour du pire. Nous vivons peut-être les derniers moments où il est encore possible d’inverser la tendance. Le combat contre l’antisémitisme est un combat pour la cohésion nationale et pour la démocratie. » » a tenu à souligner Yossef Murciano, président de l’UEJF :
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