Comme si l'Iran n'existait pas, comme si aucun autre malheur ne se déroulait à la surface de la terre, cette année encore les artistes de la Berlinale ont été sommés de prendre position sur Gaza.
Ce festival international du film de Berlin est l'un des trois plus importants festivals de cinéma au monde, avec Cannes et Venise et se déroule du 12 au 22 février cette année.
La polémique enfle depuis que des membres du jury ont refusé de se prononcer après une question posée oar un journaliste sur Gaza. Il était reproché au festival de ne pas afficher son soutien officiel ''aux populations palestiniennes''.
Le président Wim Wenders a déclaré vouloir ''rester en dehors de la politique''. Une réponse qui a suscité de nombreuses condamnations car interprété comme un mépris de la situation dans la Bande de Gaza.
Dans un communiqué, Tricia Tuttle, la nouvelle déléguée générale du festival, a réagi: « La liberté d’expression est bien présente à la Berlinale. Mais on attend de plus en plus des cinéastes qu’ils répondent à toutes les questions. On les critique s’ils ne répondent pas. On les critique s’ils répondent et que leurs propos ne nous plaisent pas. On les critique s’ils sont incapables de condenser des idées complexes en quelques mots lorsqu’un micro est tendu devant eux alors qu’ils pensaient parler d’autre chose. », explique-t-elle.
Suite à cette polémique, l'écrivaine et scénariste indienne Arundhati Roy a annoncé vendredi son retrait du festival du film de Berlin, où elle devait présenter une version restaurée du film In Which Annie Gives It Those Ones (1989), dont elle est à la fois l'actrice et la scénariste. Dans un communiqué transmis à l'AFP, elle s'est dite « choquée et écœurée ».
Deux autres œuvres ont également été retirées d'une sélection annexe de la Berlinale : Sad Song of Touha, de l'Égyptienne Atteyat Al Abnoudy, et The Dislocation of Amber, du Soudanais Hussein Shariffe — deux cinéastes aujourd'hui disparus. La Cimatheque, centre cairote de soutien au cinéma indépendant, a indiqué sur Facebook avoir pris cette décision conjointement avec les familles des deux réalisateurs, en « solidarité » avec le cinéma palestinien.
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