Moyen-Orient

Nucléaire iranien : ouverture diplomatique à Genève, menaces militaires de Téhéran en parallèle

Alors que l’Iran évoque des « progrès » dans les négociations avec Washington, le régime maintient ses lignes rouges et intensifie sa rhétorique militaire, illustrant une stratégie mêlant dialogue et dissuasion.

2 minutes
17 février 2026

ParDelphine Miller

Nucléaire iranien : ouverture diplomatique à Genève, menaces militaires de Téhéran en parallèle
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L’Iran a proposé une suspension temporaire de son programme d’enrichissement de l’uranium, possiblement pour une durée d’environ trois ans, ainsi que le transfert d’une partie de son stock d’uranium enrichi hors du pays, dans le cadre des discussions relancées avec les États-Unis à Genève, rapporte le Wall Street Journal. Selon plusieurs sources diplomatiques, les deux parties ont atteint un « cadre général de principes » et décrivent les échanges comme « plus constructifs », sans qu’un accord ne soit imminent. Un nouveau cycle de négociations est attendu prochainement, sans date officielle à ce stade.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé l’existence d’avancées, évoquant « de bons progrès » et une base commune pour un éventuel accord, tout en reconnaissant que celui-ci n’était « pas proche ». L’Iran refuse cependant toute renonciation durable à l’enrichissement et rejette les discussions directes avec Washington sur son programme de missiles balistiques, un point majeur de blocage. En parallèle, une initiative régionale serait à l’étude pour traiter ce dossier en dehors du cadre bilatéral américano-iranien.

Dans le même temps, le guide suprême Ali Khamenei a durci sa rhétorique, affirmant que les navires américains pourraient être « envoyés au fond de la mer » et rejetant toute limitation des capacités balistiques iraniennes. Sur le plan nucléaire, il a également réaffirmé sur X que « l’énergie nucléaire est un droit incontestable » de l’Iran et qu’aucune négociation ne pouvait viser à priver le pays de cette capacité. Présentant le programme nucléaire comme strictement civil — destiné selon lui à l’agriculture, à la santé et au développement énergétique — il a dénoncé « l’ingérence américaine » et insisté sur la nécessité d’un arsenal dissuasif. Cette combinaison de discours idéologique, de menace militaire et d’ouverture diplomatique illustre la stratégie duale de Téhéran : négocier sans céder sur ses principes fondamentaux, tout en maintenant une pression stratégique. Dans ce contexte, les discussions de Genève apparaissent davantage comme une tentative de gestion du risque d’escalade que comme la phase finale d’un accord.

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