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Pessimisme en Israël après le second tour de négociations nucléaires

Malgré une apparente avancée sur certains aspects du programme nucléaire iranien, les responsables israéliens observent avec inquiétude le refus du régime des ayatollahs de discuter des missiles balistiques et du soutien aux groupes proxys, points essentiels pour la sécurité régionale.

3 minutes
17 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Pessimisme en Israël après le second tour de négociations nucléaires
 Les États-Unis ont déployé une cinquantaine d’avions de combat au Moyen-Orient, illustrant le renforcement militaire américain dans le contexte des négociations nucléaires avec l’Iran., photo : porte-parole de Tsahal

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Après le deuxième cycle de négociations nucléaires à Genève entre les États-Unis et l’Iran, le sentiment en Israël reste sombre. Malgré une apparente avancée sur certains aspects du programme nucléaire iranien, les responsables israéliens observent avec inquiétude le refus du régime des ayatollahs de discuter des missiles balistiques et du soutien aux groupes proxys, points essentiels pour la sécurité régionale.

Comme lors du précédent échec des pourparlers en juin 2025, l’Iran devrait revenir avec de nouvelles propositions dans les deux prochaines semaines. Mais à Jérusalem, l’optimisme américain est perçu comme limité. La prudence prévaut, d’autant que Washington renforce sa présence militaire dans la région : au cours des dernières 24 heures, une cinquantaine d’avions de combat de plusieurs modèles ont été déployés au Moyen-Orient. Parallèlement, la marine américaine a envoyé le porte-avions USS Gerald Ford accompagné de six destroyers, signe que les États-Unis restent prêts à toute éventualité.

Côté iranien, le président Massoud Pezechkian a insisté sur le fait que Téhéran ne renoncerait pas à son programme nucléaire, qu’il qualifie de « destiné à des fins pacifiques ». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Arakchi, qui a dirigé la délégation iranienne à Genève, a décrit les discussions comme « très sérieuses » et a souligné que plusieurs principes directeurs ont été définis, ouvrant la voie à un futur accord potentiel. Toutefois, il a précisé que l’accord n’est pas imminent et que de nombreuses questions restent à régler, notamment par la consultation des gouvernements respectifs avant la tenue d’un troisième cycle de négociations.

Entre renforcement militaire américain et rhétorique iranienne ferme, la perception à Jérusalem est claire : même si un accord sur le nucléaire peut progresser, les aspects liés aux missiles balistiques et au soutien aux proxys restent des lignes rouges non négociables, alimentant un climat de prudence et de scepticisme.

Le médiateur omanais, Badr Al-Busaidi, a cependant fait part d’un optimisme prudent : « Le dialogue indirect entre l’Iran et les États-Unis à Genève a permis d’identifier des objectifs communs et des points techniques pertinents. Nous avons défini plusieurs principes directeurs pour un accord final. Beaucoup reste à faire, mais les deux parties disposent désormais de lignes claires pour avancer vers la prochaine rencontre. »

Pour Israël, cette combinaison de progrès limités et de fermeté iranienne accentue le sentiment de vigilance. Alors que Washington continue de montrer sa capacité militaire et que Téhéran maintient sa position nucléaire, le chemin vers un accord reste semé d’embûches et d'incertitudes.

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