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Soldat tué par un tir fratricide : l'incroyable message de sa mère aux militaires à l'origine de sa mort

"Je les attends aux obsèques et les serrerai dans mes bras comme mes fils"

3 minutes
19 février 2026

ParJohanna Afriat

Soldat tué par un tir fratricide : l'incroyable message de sa mère aux militaires à l'origine de sa mort
Ofri Yaffe Photo : Tsahal

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C'est un témoignage d'une humanité bouleversante, au milieu du deuil le plus cruel qui soit. Hadas, la mère du sergent Ofri Yaffe, 21 ans, tué mardi par erreur sous les tirs de Tsahal à Khan Younès, a choisi l'amour là où d'autres auraient choisi la colère.

Ce matin, elle a appris par un message qu'un soldat de l'unité de tireurs d'élite impliquée dans le drame lui présentait ses excuses au nom de toute l'équipe. Sa réponse a désarmé tout le monde : « Je lui ai écrit pour lui dire que la mort d'Ofri était déjà bien assez douloureuse. Nous ne voulons pas que l'âme de ce pauvre tireur d'élite soit brisée. »

Loin de tout ressentiment, Hadas a confié sur Galatz que le tireur d'élite était attendu aux obsèques. « Il est comme mon fils, comme Ofri. Je le serrerai dans mes bras et lui dirai de continuer à vivre. Je ne lui en veux pas, ni à son équipe. » Elle espère même qu'il « fera partie de notre famille ».

Le soldat lui avait écrit : « Je ressens le besoin de présenter mes excuses, en mon nom, au nom de toute l'équipe et au nom du tireur. Toutes mes excuses. »

Une mort absurde, une colère dirigée vers l'État

Ofri Yaffe, originaire du moshav Yogev dans la vallée de Jezreel, a été tué de nuit dans l'est de Khan Younès, touché par des tirs d'armes légères issus de ses propres rangs lors d'opérations de génie militaire visant à détruire des bâtiments. L'enquête préliminaire de Tsahal a confirmé qu'il s'agissait d'un tir ami. Cruel détail : il était entré à Gaza malgré une blessure au genou nécessitant une opération, contractée un an et demi plus tôt.

Ses parents, Hadas et Yiftach, ont tenu à distinguer leur absence de rancœur envers les soldats de leur colère envers le pouvoir politique : « Nous sommes en colère contre l'État, qui place nos meilleurs fils dans des situations illogiques et inutiles, alors que tous nos enfants enlevés sont rentrés chez eux. »

Ils ont décrit leur fils comme « un enfant magique, un petit rayon de soleil, toujours le premier à se porter volontaire, donnant sans rien demander en retour ». Sa mère a ajouté : « Sa devise était "profiter de la vie", et il l'a vécue pleinement pendant 21 ans. » Un dernier geste à son image : sa famille a fait don de ses organes, « pour améliorer ou sauver la vie d'une autre personne ».

Les obsèques du sergent Ofri Yaffe se tiendront jeudi après-midi à 15h00 dans la section militaire du cimetière de Moshav Yogev.

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