Dans un reportage clandestin rare, le journaliste israélien Itai Anghel s’est enfoncé pendant des heures dans les montagnes à la frontière entre l’Irak et l’Iran, jusqu’à atteindre un réseau de tunnels où opère la guérilla kurde iranienne. Il y a rencontré l’une des femmes les plus recherchées par le régime de Téhéran, commandante du mouvement PJAK. Face caméra, elle décrit une stratégie visant à transformer la contestation populaire en véritable mouvement de renversement du pouvoir, dans un Iran toujours secoué par des vagues de protestation, rapporte N12.
Le reportage montre l’envers d’une guerre silencieuse. Dans les montagnes, des combattantes kurdes s’entraînent à frapper bases militaires et centres du régime, convaincues que seule une pression interne pourra faire tomber la République islamique. Témoignages d’opposants, récits de répression et scènes d’entraînement illustrent la réalité d’un conflit souterrain qui s’étend le long de la frontière irano-irakienne, où Téhéran mène régulièrement des frappes contre les positions rebelles.
Les Kurdes représentent près de 10 % de la population iranienne et constituent l’un des principaux foyers historiques d’opposition au régime. Depuis des décennies, ils revendiquent autonomie politique et reconnaissance culturelle, une lutte qui s’est militarisée avec la création du PJAK en 2004. Dans le reportage, la commandante kurde évoque également une évolution stratégique majeure : la possibilité d’une coopération avec Israël face à l’ennemi commun iranien. Une déclaration qui souligne combien, au-delà du terrain, la contestation kurde pourrait peser sur les équilibres régionaux.
POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael