Société

Héritage, droits d’auteur et dons : que devient la fortune artistique de Mati Caspi ?

Au-delà de l’émotion suscitée par la disparition de l’un des piliers de la chanson israélienne, la question de son héritage financier et juridique soulève des enjeux complexes.

2 minutes
20 février 2026

ParDelphine Miller

Héritage, droits d’auteur et dons : que devient la fortune artistique de Mati Caspi ?
Photo Chaim Goldberg/Flash90

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La mort de Mati Caspi ne laisse pas seulement derrière elle un patrimoine musical exceptionnel, mais aussi un ensemble de droits économiques significatifs. Selon Mako, l’artiste bénéficiait de revenus continus issus des droits d’auteur, de diffusions radiophoniques et télévisées, ainsi que d’indemnisations récentes liées à des violations de ses droits. Conformément au droit israélien, ces revenus futurs – bien qu’ils soient perçus après le décès – font partie intégrante de la succession, au même titre que les avoirs financiers classiques. En présence d’un testament, la répartition s’effectue selon ses dispositions ; à défaut, c’est la loi sur les successions qui s’applique, en fonction du degré de parenté.

La spécificité du cas Caspi tient également aux importantes collectes de dons organisées durant sa maladie. D’un point de vue juridique, ces fonds ne sont pas automatiquement assimilés à l’héritage : tout dépend des modalités du don et de la structure qui les a recueillis. Lorsqu’ils sont affectés à un objectif précis – par exemple le financement de traitements médicaux – leur usage peut être juridiquement encadré. Dans le cas présent, il a été indiqué publiquement que les cinq millions de shekels collectés seraient finalement destinés à des enfants atteints de cancer, évitant ainsi toute controverse successorale.

Enfin, les droits d’auteur de l’artiste demeurent protégés pendant 70 ans après son décès. Ses héritiers héritent donc non seulement d’un patrimoine culturel majeur, mais aussi de la responsabilité de gérer et de préserver une œuvre qui continue de rayonner dans la société israélienne. À travers cette affaire, c’est toute la question du rapport entre création artistique, droit et transmission qui se trouve mise en lumière.


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