International

Négociations de Genève: les exigences américaines

Ce jeudi se tiennent à Genève ''les négociations de la dernière chance'' entre les Etats-Unis et l'Iran.

2 minutes
26 février 2026

ParGuitel Benishay

Négociations de Genève: les exigences américaines
Kushner et Witkoff avec le médiateur omanais. Photo: Ministère omanais des Affaires étrangères

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Le troisième cycle de pourparlers indirects entre Washington et Téhéran s'est ouvert ce jeudi à Genève dans une tension extrême. Si le médiateur omanais évoque des « idées créatives et positives », les positions de fond semblent pour l'instant irréconciliables.

Après trois heures de pourparlers indirects, les négociations entre Washington et Téhéran ont été suspendues pour des « consultations internes ».

Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump a durci le ton en posant cinq conditions non négociables. Washington réclame la destruction définitive des complexes de Fordo, Natanz et Ispahan — des sites déjà lourdement frappés lors de l'opération ''Midnight Hammer'' au mois de juin dernier.

En outre, les États-Unis exigent que tout l'uranium enrichi iranien soit transféré directement sur le sol américain et qu'un éventuel traité soit ''éternel'', supprimant les dates d'expiration qui avaient fait échouer l'accord de 2015. Sur le plan économique, le bras de fer continue : Washington refuse toute levée totale des sanctions, préférant une approche par étapes basée sur la preuve de la coopération iranienne.

De son côté l'Iran aurait, selon le New York Times, soumis une proposition formatée pour permettre à Donald Trump de ''crier victoire''. Téhéran se dirait prêt à : geler l'enrichissement de l'uranium pendant une période de 3 à 5 ans, diluer son stock stratégique (400 kg d'uranium à 60 %, proche du seuil militaire) sous la surveillance de l'AIEA et limiter son futur taux d'enrichissement à un niveau symbolique de 1,5 % pour la recherche médicale.

Les diplomates travaillent, en parallèle, sur une architecture où l'Iran rejoindrait un ''consortium nucléaire régional'', une idée créative censée garantir la paix tout en sauvant la face de chaque camp.

Alors que les délégations s'apprêtent à reprendre place autour de la table, l'incertitude plane toujours sur l'issue de ce sommet de la dernière chance. L'échec de ce cycle pourrait refermer définitivement la porte du dialogue.

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