Alors que la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran entre dans sa troisième journée, l’Union européenne affiche une inquiétude croissante. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré lundi que l’Europe devait « se préparer » aux conséquences régionales du conflit, évoquant des risques sécuritaires, énergétiques et migratoires liés à l’évolution rapide de la situation au Moyen-Orient. Une réunion extraordinaire des commissaires européens a été convoquée afin d’évaluer les impacts possibles pour les États membres.
La dirigeante européenne a appelé à empêcher une extension du conflit tout en accusant l’Iran de mener des attaques « imprudentes et indiscriminées » contre ses voisins et contre des infrastructures liées à des pays alliés de l’Europe, notamment après des frappes visant des installations militaires dans la région du Golfe. Ces déclarations traduisent une évolution du discours européen, davantage axé sur la préparation stratégique que sur la seule médiation diplomatique, alors que plusieurs capitales européennes redoutent désormais une déstabilisation durable de la région.
Ursula von der Leyen a également évoqué un « nouvel espoir » pour le peuple iranien après l’élimination du guide suprême Ali Khamenei, tout en affirmant que seule une solution diplomatique durable pourra stabiliser la situation, incluant la fin des programmes nucléaires et balistiques iraniens. Pour Israël, cette prise de position européenne constitue surtout un signal politique important : malgré les appels à la désescalade, l’Europe reconnaît désormais plus explicitement que la guerre actuelle pourrait redéfinir l’équilibre stratégique régional et avoir des conséquences directes sur la sécurité du continent.
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