Ce mardi, des explosions ont été signalées à Oman et aux Émirats arabes unis. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des impacts et des colonnes de fumée. L’Iran semble désormais en confrontation ouverte avec plusieurs capitales arabes, au-delà du seul front israélien.
Le ministère qatari des Affaires étrangères a publié un communiqué inhabituellement ferme : « Nous n’avons reçu aucun avertissement préalable concernant les tirs de missiles. Les cibles ne sont pas uniquement des installations militaires, mais l’ensemble du territoire. De telles attaques ne resteront pas sans réponse. »
Doha affirme également avoir déjoué une tentative d’attaque visant l’aéroport international Hamad.
Les installations énergétiques du Golfe figurent désormais clairement dans la ligne de mire iranienne.
À Ras Tanura, en Arabie saoudite, un site pétrolier a été visé. À Ras Laffan, au Qatar, une installation gazière a été touchée. Au Koweït, des coupures d’électricité ont été signalées, possiblement liées aux tensions régionales. QatarEnergy a annoncé une suspension temporaire de la production de gaz naturel liquéfié et de produits associés, après des frappes de drones ayant endommagé des infrastructures opérationnelles à Ras Laffan et dans la zone industrielle de Mesaieed. La décision de Saudi Aramco et de QatarEnergy de stopper certaines activités semble motivée à la fois par des considérations techniques -faciliter une remise en service plus rapide - et géopolitiques. Une réduction des exportations, notamment du gaz qatari, pourrait peser sur des pays européens comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, fortement dépendants de ces approvisionnements. L’impact potentiel sur les positions occidentales face à l’Iran n’est pas négligeable.
Moscou s’inquiète
Dans ce contexte, le Kremlin a indiqué que Vladimir Poutine discuterait avec Téhéran des préoccupations liées aux attaques contre les infrastructures pétrolières iraniennes et celles de partenaires régionaux. La Russie, déjà engagée sur d’autres fronts, cherche visiblement à contenir l’embrasement énergétique.
La crise prend ainsi une dimension stratégique globale : au-delà des affrontements militaires, c’est désormais la sécurité énergétique du Golfe, et par ricochet celle de l’Europe, qui se retrouve au cœur du conflit.
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