Selon des informations publiées sur le site Hayom, plusieurs figures politiques de premier plan seraient impliquées dans les négociations : le député Yuli Edelstein, ancien ministre, ancien président de la Knesset et aujourd'hui député du Likoud, l'ancien ministre des Finances Moshé Kahlon, des représentants influents des organisations de réservistes, ainsi que la vice-ministre des Affaires étrangères Sharren Haskel, qui a refusé de réintégrer le Likoud aux côtés de Gideon Sa'ar.
L'initiative n'est plus vraiment un secret dans la bulle politique. Ses promoteurs partent d'un constat : une large frange de l'électorat déçu par la coalition actuelle refuse de se reconnaître dans les partis existants. Depuis le massacre du 7 octobre, estiment-ils, une majorité de la société israélienne a basculé vers la droite — mais cherche une droite différente, sioniste et sécuritaire, affranchie des logiques de blocs traditionnelles et non soumise à une direction unique.
La question du service militaire des orthodoxes constitue le fil conducteur du projet.
Au cœur des tractations, le nom de Moshé Kahlon fait figure d'atout maître. Discret depuis son retrait de la vie publique en 2020, dans le contexte de sa mise en examen dans l'affaire Bezeq, l'ancien ministre des Finances est aujourd'hui courtisé par tous les camps. Son dossier judiciaire devrait se conclure par un accord de compromis sans inéligibilité, ce qui lui rouvre la porte d'un retour en politique.
Binyamin Netanyahou tenterait de le convaincre de rejoindre le Likoud, tandis que Benny Gantz avait exploré la piste d'une alliance, avant que les sondages ne le découragent de poursuivre dans cette voie. Dans l'entourage de Kahlon, on se contente d'indiquer qu'il « parle avec tout le monde » et qu'aucune décision n'a encore été prise.
Pour Yuli Edelstein, la tentation de quitter le Likoud couve depuis de longs mois, en particulier depuis qu'il a été évincé de la présidence de la commission des Affaires étrangères et de la Défense en raison de ses positions critiques sur la loi de conscription des orthodoxes. Bien qu'il ait longtemps été l'un des piliers du parti — jusqu'à terminer premier lors de ses primaires internes —, son départ semble désormais inéluctable. Au sein du Likoud, certains envisageraient même de le déclarer officiellement dissident pour précipiter son exclusion.
« Notre objectif est d'associer le sang neuf des organisations de réservistes à des politiciens expérimentés du Likoud, qui ne se laisseront pas manipuler par Netanyahou », confient des sources proches de l'initiative. « Nous proposerons une alternative sioniste, pleinement ancrée à droite, contre la coalition des déserteurs et pour un véritable partage équitable du fardeau sécuritaire ».
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