22 pays, dont les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, ont annoncé ce qu’ils étaient « prêts à contribuer aux efforts » visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, désormais quasi impraticable en raison de l’escalade militaire avec l'Iran. c
Ces États, majoritairement européens et alliés des États-Unis, ont condamné les récentes attaques iraniennes visant des navires commerciaux ainsi que des infrastructures pétrolières et gazières. Ils ont appelé à un « moratoire immédiat et global » sur les attaques contre les infrastructures civiles, dans un effort pour freiner une spirale de déstabilisation aux conséquences économiques mondiales.
Une mobilisation tardive sous pression américaine
Cette prise de position intervient après plusieurs jours de flottement diplomatique. Face à l’enlisement de la situation, le président américain Donald Trump avait exhorté ses alliés à s’engager concrètement pour sécuriser le détroit, par lequel transite près d’un tiers du pétrole mondial.
Mais son appel avait d’abord rencontré des réticences, notamment en Europe, où plusieurs gouvernements redoutaient une implication directe dans un conflit à haut risque avec Téhéran.
Avec l’intensification des attaques et la perturbation croissante des flux énergétiques à l'origine de l'explosion des prix du pétrole, certains pays semblent désormais disposés à coordonner leurs efforts, envoyant un signal politique aux marchés et à l’Iran.