Le procureur de la CPI, Karim Khan, qui avait demandé l'émission de mandats d'arrêt internationaux contre Binyamin Netanyahou et Yoav Gallant, doit faire face à un nouveau coup dur.
Le Conseil des normes du Barreau britannique a annoncé aujourd'hui (vendredi) sa suspension provisoire, une décision qui prend effet immédiatement et qui intervient alors que le magistrat britannique est déjà visé par de graves accusations de comportement sexuel inapproprié.
Le 8 juin dernier, la Cour pénale internationale l'avait déjà écarté de ses fonctions dans l'attente des résultats des procédures en cours, concernant des affaires d'agressions sexuelles.
Selon le Conseil des normes du Barreau britannique, la suspension temporaire devra être examinée par une commission spécialisée lors d'une audience qui se tiendra dans les quatre semaines à venir.
L'organisme disciplinaire a précisé que cette mesure est entrée en vigueur immédiatement, conformément aux règles d'application en vigueur au Royaume-Uni. Si les conclusions de l'enquête et les procédures disciplinaires lui sont défavorables, Karim Khan pourrait être radié du barreau britannique.
D'après des informations publiées par le Wall Street Journal, les instances dirigeantes de la Cour pénale internationale ont fixé au 24 juillet un vote décisif concernant une éventuelle destitution de Karim Khan de son poste de procureur en chef.
Le bureau exécutif de l'organe de gouvernance de la CPI avait conclu le mois dernier que le magistrat britannique s'était rendu coupable d'une faute grave à l'issue d'une enquête ayant duré dix-huit mois.