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Alors que l’ONU marque la Journée contre les violences sexuelles en conflit, un ex-otage du Hamas accuse l’organisation de ne pas reconnaître son calvaire

Ce 19 juin, journée internationale dédiée aux victimes de violences sexuelles en temps de guerre, le témoignage de Guy Gilboa-Dalal met l’ONU face à ses contradictions.

2 minutes
19 juin 2026

ParDelphine Miller

Alors que l’ONU marque la Journée contre les violences sexuelles en conflit, un ex-otage du Hamas accuse l’organisation de ne pas reconnaître son calvaire
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Ce vendredi 19 juin, les Nations unies marquent la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit. Instituée en 2015, cette journée vise à sensibiliser le public à ces crimes, à exprimer la solidarité envers les victimes et à rendre hommage à ceux qui luttent contre ce phénomène.

L’ONU rappelle que les violences sexuelles sont souvent utilisées comme une tactique de guerre pour terroriser des populations, provoquer des déplacements forcés ou exercer un contrôle sur des communautés entières. Dans ses textes officiels, l’organisation souligne également que certains groupes terroristes ont recours aux violences sexuelles comme arme de terreur, moyen de recrutement ou source de financement.

C’est dans ce contexte que l’ancien otage israélien Guy Gilboa-Dalal a choisi de prendre une nouvelle fois la parole. Détenu pendant des mois dans la bande de Gaza par le Hamas, il affirme avoir subi des violences sexuelles durant sa captivité. À l’approche de cette journée internationale, il a dénoncé ce qu’il considère comme le refus de l’ONU de reconnaître pleinement les témoignages des anciens otages israéliens.

Lors d’un entretien avec Michal Herzog, l’épouse du président israélien, Guy Gilboa-Dalal a réagi aux passages d’un récent rapport onusien indiquant que certaines accusations de violences sexuelles formulées par des otages libérés n’avaient pas pu être vérifiées de manière indépendante.

« L’ONU devrait me protéger. Elle ferme les yeux et fait comme si cela n’était jamais arrivé », a-t-il déclaré. L’ancien otage explique avoir décidé de témoigner publiquement afin d’encourager d’autres victimes à parler et à ne pas rester seules face à leur traumatisme.

En Israël, cette journée est également marquée par un hommage officiel aux victimes du 7 octobre. Dans un message publié vendredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a rendu hommage aux victimes et aux survivants des violences sexuelles commises par le Hamas lors du massacre du 7 octobre et dans les jours qui ont suivi. Le ministère a également exprimé sa solidarité avec ceux qui continuent d’en porter les séquelles physiques et psychologiques.

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