Depuis le 7 octobre 2023, Israël ne se limite plus au seul champ militaire. D’après des responsables sécuritaires, un autre front s’est imposé, plus discret mais tout aussi décisif : celui de l’information.
Dans cette guerre parallèle, Israël cible ce qu’il qualifie d’« architectes de la conscience », des figures de la guerre psychologique liées à l’axe pro-iranien, accusées de nourrir la propagande, attiser les tensions et construire des récits hostiles à l’État hébreu à l’échelle régionale. Ces acteurs, qu’ils soient porte-parole médiatisés ou opérateurs en coulisses, formaient l’ossature du dispositif informationnel iranien. Leur mission consistait à influencer les opinions publiques, relayer des accusations contre Israël, notamment sur des crimes de guerre, et imposer des narratifs capables de peser à la fois sur les sociétés arabes et sur l’opinion internationale. Appuyés par les réseaux sociaux et les médias traditionnels, ils ont contribué à amplifier la portée de ces messages, transformant la guerre en bataille d’influence à grande échelle.
Au cours des derniers mois, Israël a mené une série d’opérations visant ces figures clés de la propagande régionale.
Parmi elles : Mohammad Ali Naini, porte-parole des Gardiens de la révolution iraniens, éliminé le 20 mars. Considéré comme une figure centrale de la communication stratégique du régime, il supervisait non seulement les relations publiques, mais aussi la construction du discours politique et idéologique de l’organisation ; Abu Ali al-Askari, porte-parole de la milice pro-iranienne Kataeb Hezbollah en Irak, tué le 16 mars. Il jouait un rôle clé dans la diffusion des messages anti-américains et dans l’ancrage de l’influence iranienne sur la scène irakienne : Hudhaifa Kahil, porte-parole de la branche armée du Hamas, éliminé en août 2025. Il dirigeait un vaste appareil de propagande comptant environ 1 500 membres et incarnait depuis des années la communication militaire du mouvement : Mohammad Afif, responsable des médias du Hezbollah, tué en novembre 2024. Proche de Hassan Nasrallah, il occupait une place centrale dans la stratégie de communication de l’organisation, notamment après la disparition de son chef ou encore Naji Maher Abu Seif, porte-parole du Jihad islamique, éliminé en mars 2025. Il était notamment impliqué dans la guerre psychologique autour de la question des otages israéliens.
Selon les responsables israéliens, ces figures ne se limitaient pas à un rôle médiatique : elles influençaient directement l’opinion publique et, dans certains cas, les décisions politiques dans la région. Leur élimination aurait créé un vide significatif dans la capacité de l’axe pro-iranien à coordonner ses messages, mobiliser ses soutiens et imposer ses narratifs.
Au-delà des frappes et des opérations militaires, cette stratégie illustre une réalité souvent moins visible : la guerre moderne se joue aussi dans les esprits. En s’attaquant à ces relais d’influence, Israël cherche non seulement à affaiblir ses adversaires sur le terrain, mais aussi à limiter leur capacité à façonner le récit du conflit - un levier devenu central dans les équilibres régionaux.
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