Côté iranien, la réponse n’a pas tardé. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que toute attaque contre les infrastructures énergétiques entraînerait la fermeture totale du détroit d’Ormuz - un chokepoint stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Ils menacent également de frapper les intérêts énergétiques américains dans toute la région.
Dans le même temps, le prince héritier en exil Reza Pahlavi a appelé Washington et Jérusalem à éviter toute frappe sur les installations énergétiques, redoutant un embrasement incontrôlable.
Les inquiétudes sont partagées dans le Golfe. Selon des informations du The Wall Street Journal, plusieurs États arabes ont averti l’administration américaine qu’une telle escalade pourrait exposer leurs propres infrastructures - pétrole, eau, dessalement - à des représailles directes, avec un effet domino sur l’économie mondiale.
La réalité stratégique est complexe. La mobilisation militaire américaine dans la région est déjà massive, avec des moyens navals, aériens et de défense déployés à un niveau élevé. Une frappe généralisée contre les infrastructures iraniennes pourrait déclencher une guerre régionale ouverte, impliquant non seulement l’Iran, mais aussi ses relais - du Liban au Golfe.
Trump se retrouve ainsi face à un dilemme classique… mais à sa manière : frapper fort et risquer l’escalade, ou temporiser au risque de paraître hésitant.
Trois scénarios sur la table
-Frappe massive : destruction large des infrastructures énergétiques iraniennes. Impact immédiat sur le régime, mais quasi-certitude d’une escalade régionale majeure.