International

Trump : « cinq jours pour un accord, sinon nous frapperons plus fort »

Le président américain a confirmé une nouvelle fois l’existence de discussions en cours avec l’Iran, tout en fixant une échéance claire : cinq jours pour tenter d’aboutir à un accord, avant une possible reprise de l’escalade.

3 minutes
23 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Trump : « cinq jours pour un accord, sinon nous frapperons plus fort »
Le président américain confirme le gel de l'ultimatum pour 5 jours

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Selon ses déclarations, les contacts avec l'Iran ont débuté « hier soir », à l'initiative des Iraniens, et se poursuivent activement, avec une volonté affichée des deux côtés de parvenir à un compromis. « Ils veulent conclure un accord, et nous aussi », a-t-il insisté, précisant que les discussions « très bonnes et productives » se poursuivront notamment par téléphone, faute de lieu neutre évident pour des négociations directes.

Selon Trump, les échanges engagés ces derniers jours ont permis d’avancer sur une quinzaine de points clés en vue d’un accord potentiel. Les discussions, menées par ses émissaires au Moyen-Orient, notamment Steve Witkoff et Jared Kushner, se poursuivent « de manière intensive ».

Le président américain a précisé qu’il ne s’adressait pas directement au guide suprême iranien -"je ne sais pas s'il est vivant" mais à « un responsable iranien de haut niveau », soulignant au passage l’opacité du pouvoir à Téhéran.

Le président américain a réaffirmé ses exigences :

-Pas d’arme nucléaire

-Pas de capacités balistiques menaçantes

-Contrôle direct de l’uranium enrichi

« Si un accord est conclu, nous irons sur les sites nucléaires et nous prendrons l’uranium nous-mêmes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël « sera satisfait » de l’issue.

En coulisses, plusieurs pays musulmans ont joué un rôle clé. Selon des sources américaines, la Turquie, l’Égypte et le Pakistan ont servi de canaux de médiation entre Washington et Téhéran, facilitant les échanges au cours des derniers jours.

Téhéran adopte une ligne radicalement différente. Des responsables iraniens affirment qu’aucune négociation officielle n’est en cours et présentent la décision de Trump comme un recul face aux menaces iraniennes. Ils maintiennent leur position sur le détroit d’Ormuz et avertissent qu’aucun retour à la normale n’est envisagé sans atteindre leurs objectifs stratégiques. L'occasion de rappeler les 6 conditions posées par l'Iran pour la fin de la guerre : Garanties internationales que la guerre ne reprendra pas, fermeture des bases américaines, versement de réparations à l'Iran pour les dommages causés par la guerre, cessation des guerres dans la région, suppression des sanctions économiques contre l'Iran et retrait complet des forces étrangères.

Malgré l’ouverture diplomatique, Trump refuse de s’engager sur une issue certaine, mais maintient la pression : la voie des négociations est ouverte, mais sous contrainte militaire permanente. Autrement dit, une main tendue… avec le doigt toujours sur la gâchette.

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