Plus de 1500 personnalités du monde juif de diaspora ont signé une lettre au Président israélien Itshak Herzog pour dénoncer ce qu'ils qualifient de ''terrorisme extrémiste juif''.
Parmi les signataires se trouve Delphine Horvilleur, ce qui n'a pas manqué de faire réagir bon nombre de personnes au sein de la communauté juive de France et francophone d'Israël.
Dans cette lettre, les signataires considèrent un phénomène marginal comme une tendance qui se serait propagé à toute la Judée-Samarie, région qu'ils nomment ''Cisjordanie'' dans leur courrier. Ainsi, on peut lire: ''Monsieur le Président, le terrorisme, la mort et la destruction infligés par des extrémistes juifs israéliens à des Palestiniens innocents à travers toute la Cisjordanie constituent une abomination''.
Le texte présente les Palestiniens comme des victimes sans défense: ''Les forces de sécurité israéliennes sont clairement plus à même de protéger les civils palestiniens en Cisjordanie, lesquels vivent sous différents régimes de contrôle israélien militaire et civil, contre le terrorisme juif", écrivent les signataires.
Et de poursuivre: ''Ce n’est pas seulement une honte morale, c’est également une menace stratégique pour l’avenir d’Israël. Cela porte atteinte au judaïsme mondial et à la relation des générations futures avec Israël''.
Les auteurs accablent le gouvernement israélien, qu'il considère comme responsable de ces agissements qu'il encourage selon eux: ''Malheureusement, au vu des événements et des déclarations des partenaires les plus extrêmes de la coalition, il apparaît que la violence qui ravage aujourd’hui la Cisjordanie n’est pas seulement tolérée par le gouvernement, mais constitue en fait sa politique''.
Les signataires exhortent le Président israélien ''à user de (sa) fonction pour presser le gouvernement de mettre fin à l’abomination que constitue le terrorisme extrémiste juif, ainsi qu’à l’ère d’impunité dont bénéficient ses auteurs''.
Un texte qui montre une déconnexion évidente avec ce que vivent les Israéliens en ce moment, l'absence totale de connaissance des faits sur le terrain, qui témoigne de la volonté d'occulter les condamnations unanimes au sein de la direction juive de Judée-Samarie face aux agissements d'une poignée d'émeutiers et surtout qui nie la situation sécuritaire à laquelle font face les habitants juifs de Judée-Samarie, menacés en permanence par le terrorisme palestinien.