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Comment Jérusalem perçoit la proposition de cessez-le-feu pakistano-chinoise ?

Une initiative conjointe du Pakistan et de la Chine pour mettre fin à la guerre avec l’Iran ?, à Jérusalem, l’idée surprend mais elle est prise au sérieux.

2 minutes
31 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Comment Jérusalem perçoit la proposition de cessez-le-feu pakistano-chinoise ?
A Jérusalem, la proposition du Pakistan et de la Chine surprend mais est prise au sérieux.

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La Chine et le Pakistan ont présenté mardi 31 mars à Pékin une initiative commune pour tenter de mettre fin à la guerre avec l’Iran.

Au-delà de l’initiative elle-même, c’est surtout la posture de Donald Trump qui alimente les interrogations. En Israël, on observe une séquence claire : le président américain multiplie les déclarations suggérant que les objectifs de guerre sont, sinon atteints, du moins en voie de l’être.

Dans cette lecture, Trump dresse lui-même le bilan :
les capacités militaires iraniennes auraient été « anéanties » ;
le régime aurait subi un affaiblissement inédit ;
le programme nucléaire serait désormais hors d’atteinte ;
et le détroit d’Ormuz pourrait se rouvrir sans action supplémentaire.

Autant d’éléments qui, mis bout à bout, dessinent une ligne : celle d’une sortie de guerre rapide.

À Jérusalem, cette dynamique est recoupée avec un signal concret : l’absence persistante de feu vert américain pour frapper les infrastructures nationales iraniennes — pourtant perçues comme un véritable tournant stratégique.

C’est là que naît la préoccupation. Derrière les déclarations fluctuantes de Trump — dont la ligne change parfois d’un jour à l’autre — se dessine, selon des responsables israéliens, une option privilégiée : un cessez-le-feu sans accord formel, sans renversement du régime, et sans victoire nette.

Un scénario jugé problématique. Car pour Israël, un tel arrêt des combats laisserait en place un régime iranien certes affaibli, mais toujours debout — et donc capable de se réarmer, de se réorganiser, et potentiellement de replonger la région dans une nouvelle phase de confrontation.

👉 En filigrane, une inquiétude stratégique se précise :
celle d’une guerre qui s’achèverait vite — mais sans avoir réellement changé l’équation.