Moyen-Orient

Un cessez-le-feu de 45 jours ? Ce qui se négocie en coulisses

Une médiation régionale tente d’ouvrir une fenêtre diplomatique, sur fond de menaces iraniennes et de pression américaine.

2 minutes
6 avril 2026

ParDelphine Miller

Un cessez-le-feu de 45 jours ? Ce qui se négocie en coulisses
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Des discussions sont en cours entre les États-Unis, l’Iran et plusieurs médiateurs du Moyen-Orient autour d’un cessez-le-feu de 45 jours, dans ce qui apparaît comme une tentative de dernière minute pour éviter une nouvelle escalade majeure. L’idée serait de mettre en place une trêve temporaire, puis d’utiliser cette fenêtre pour négocier un accord plus large, avec la possibilité d’une prolongation si les pourparlers progressaient sans déboucher immédiatement sur un règlement complet, rapporte Axios.

La Turquie, l’Égypte et le Pakistan figurent parmi les pays mobilisés pour tenter de rapprocher les positions. Mais derrière cette relance diplomatique, les blocages restent profonds : Téhéran a refusé jusqu’ici certaines demandes américaines, notamment sur la réouverture du détroit d’Ormuz, et n’a pas accepté de rencontre directe avec des représentants américains au Pakistan. Plusieurs capitales travaillent désormais sur d’autres formats possibles, notamment au Qatar ou à Istanbul, sans percée à ce stade.

Cette initiative intervient sous l’ombre de l’ultimatum de Donald Trump à Téhéran. Le président américain a donné à l’Iran jusqu’à mardi 20 heures, heure de l’Est, soit mercredi à 3 heures du matin en Israël, pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Faute de quoi, il menace de frapper des infrastructures iraniennes majeures, allant jusqu’à évoquer les centrales électriques et d’autres sites critiques. Cet ultimatum donne à la médiation en cours un caractère particulièrement urgent, alors que Washington semble tester une dernière voie diplomatique avant une possible aggravation militaire.

En parallèle, le discours iranien reste menaçant. Ces derniers jours, des responsables iraniens laissent entendre qu’une extension régionale du conflit reste possible si la pression militaire et politique se poursuit. Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien : ״Nous suggérons à Trump d’arrêter avec les menaces, les conséquences ne seront pas limitées uniquement à l’Iran. Autrement dit, la piste diplomatique existe bel et bien, mais elle avance dans un climat où chaque camp continue de brandir le risque d’une confrontation plus large.

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