Moyen-Orient

Trump avertit : les frappes reprendront plus fort si l’accord échoue

À Washington, le président américain évoque un « accord réel ». À Jérusalem, la prudence reste totale.

3 minutes
9 avril 2026

ParDelphine Miller

Trump avertit : les frappes reprendront plus fort si l’accord échoue
Photo Arie Leib Abrams/Flash90

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Donald Trump a affirmé dans un nouveau message publié sur Truth Social que les forces américaines, navires, avions, équipages, munitions et armements resteraient déployés dans et autour de l’Iran jusqu’à l’application complète de ce qu’il appelle le « REAL AGREEMENT ». Le président américain a averti que si cet engagement n’était pas respecté, « les tirs reprendront » de manière « plus grande, meilleure et plus forte que jamais ». Il a aussi répété deux objectifs qu’il présente comme non négociables : l’absence d’arme nucléaire iranienne et un détroit d’Ormuz « ouvert et sûr », tout en assurant que l’armée américaine se rééquipait déjà et se tenait prête pour la suite.

Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de l’accord provisoire arraché ces dernières heures entre Washington et Téhéran autour d’une trêve de deux semaines et d’une réouverture partielle du passage maritime. Le message de Trump cherche à projeter l’image d’un cessez-le-feu sous contrôle, adossé à une dissuasion intacte. Autrement dit, Washington veut présenter la séquence actuelle comme une avancée diplomatique, mais sans relâcher la menace militaire si l’Iran devait revenir sur ses engagements ou tenter de gagner du temps.

Côté israélien, l’ambiance est loin d’être au relâchement. Benjamin Netanyahu a clairement indiqué que cette trêve n’était « pas la fin de la guerre », mais seulement une étape, en ajoutant que le doigt d’Israël restait « sur la gâchette ». Le Premier ministre a aussi souligné qu’Israël n’avait pas été pris de court par l’arrangement américain et qu’en cas d’échec diplomatique, les combats pourraient reprendre à tout moment. À Jérusalem, la ligne reste la même : tant que la question de l’uranium enrichi iranien n’est pas réellement réglée, par accord ou par une nouvelle phase de pression militaire, aucune victoire ne peut être considérée comme acquise.

Le décalage entre Washington et Jérusalem apparaît ainsi de plus en plus net. Là où Trump parle d’un accord en voie de consolidation et d’un détroit d’Ormuz désormais sécurisé, Israël insiste surtout sur la fragilité de la pause actuelle et sur la nécessité d’empêcher le régime islamique iranien de se réorganiser. En arrière-plan, la méfiance reste profonde : Téhéran affirme aborder les négociations avec réserve, tandis que plusieurs foyers de friction régionaux continuent de menacer la trêve. Pour Israël, il ne s’agit donc pas d’une sortie de crise, mais d’une suspension conditionnelle, dont l’issue dépendra de la capacité réelle à neutraliser durablement les ambitions stratégiques iraniennes.



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