Sécurité

Jour de l’indépendance : vers un report des célébrations dans tout le pays ?

Sécurité, incertitude et solidarité avec le nord au cœur des décisions locales

2 minutes
12 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Jour de l’indépendance : vers un report des célébrations dans tout le pays ?
À une semaine de l’échéance, l’incertitude domine.

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Le ton est à la prudence. L'Union des collectivités locales recommande de reporter les célébrations de Yom Hatzmaout à travers tout le pays, compte tenu du contexte sécuritaire toujours instable. Réunis ce dimanche, plusieurs maires ont appelé à éviter les rassemblements de masse, invoquant à la fois les consignes du Commandement du front intérieur et une volonté de solidarité avec les habitants du nord, toujours sous tension.

Dans les faits, le mouvement est déjà engagé. Plusieurs villes ont annoncé l’annulation ou le report des festivités, parmi lesquelles Or Yehuda, Ashkelon, Haïfa, Carmiel, Pardes Hanna, Nesher, les Krayot ou encore Tirat Carmel. D’autres municipalités pourraient suivre dans les prochains jours, à une semaine seulement des célébrations.

Le président de l'Union des collectivités locales, Haim Bibas, évoque une situation sécuritaire « complexe », marquée par une trêve fragile face à l’Iran et des tirs persistants du Hezbollah depuis le nord. La priorité, souligne-t-il, reste la sécurité du public, ce qui conduit les autorités à recommander d’éviter les grands rassemblements. Les événements principaux et les grandes scènes pourraient être reportés à l’été ou à une période jugée plus sûre.

Dans plusieurs villes, les responsables locaux assument des choix difficiles. À Or Yehuda, la maire Liat Shohat estime que célébrer « comme si de rien n’était » serait déconnecté de la réalité alors que les combats se poursuivent et que le nord reste exposé. À Ashkelon, la décision est encore plus radicale : au report des festivités s’ajoute l’annulation de la cérémonie centrale de Yom Hazikaron, remplacée par un projet de commémoration dédié aux victimes de la ville.

À une semaine de l’échéance, l’incertitude domine. À Hod Hasharon, le maire Amir Kochavi reconnaît que les autorités ne sont pas en mesure de garantir la tenue d’événements de grande ampleur. Dans ce contexte, une chose semble acquise : cette année, la fête nationale devrait se dérouler dans un format réduit, plus sobre, et sous haute vigilance.

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