L'homme d'affaires qui avait mortellement renversé la jeune Israélienne Lee Zeitouni en 2011 a été tué par balle ce matin (jeudi) en France, selon plusieurs médias français. Une fin violente pour celui dont le nom était resté associé à l'une des affaires judiciaires les plus douloureuses et les plus emblématiques des relations franco-israéliennes de la dernière décennie.
Ce jeudi, à 9h31 précises, deux individus casqués circulant sur un puissant scooter de type TMAX ont ouvert le feu sur Éric Robic, 51 ans, à Neuilly-sur-Seine.
En quelques secondes seulement, les tueurs ont fait feu avant de prendre la fuite. À l’arrivée des forces de l’ordre, les pompiers tentaient déjà de ranimer la victime, qui portait encore son casque de moto au sol.
Un périmètre de sécurité a immédiatement été déployé dans ce secteur névralgique, situé à proximité immédiate des bureaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Malgré les efforts des soignants pour le stabiliser, Éric Robic a été déclaré mort à 10h10.
Éric Robic était une figure bien connue des services de police et de la justice, avec un casier judiciaire chargé : escroqueries et association de malfaiteurs, violences volontaires, outrages et rébellion.
Mais c'est surtout l'affaire concernant la mort de la jeune israélienne Lee Zeitouni (z'l), 25 ans qui avait valu à Robic d'être tristement célèbre.
Les faits s'étaient déroulés en 2011. Alors que Lee marchait sur un trottoir de Tel-Aviv, elle avait été renversée par un véhicule conduit par Eric Robic, en compagnie d'Isaac Hayat. Les deux hommes, de nationalité française séjournaient alors en Israël pour des motifs mêlant tourisme et affaires. Après l'accident, ils avaient pris la fuite du lieu du drame avant de quitter précipitamment le territoire israélien par avion, s'éclipsant ainsi avant que toute procédure judiciaire ne puisse être engagée à leur encontre.
Depuis la France, Hayat avait reconnu les faits, mais leurs avocats respectifs avaient catégoriquement exclu tout retour volontaire en Israël, invoquant la crainte d'une peine sévère. Les démarches d'extradition entreprises par les autorités israéliennes s'étaient heurtées à un obstacle juridique insurmontable : la France ne livre pas ses ressortissants à des États situés hors de l'Union européenne.
Les deux hommes avaient finalement été jugés sur le sol français. Le tribunal de Paris les avait reconnus coupables. Robic, conducteur au moment des faits, avait été condamné pour homicide involontaire et délit de fuite à cinq ans d'emprisonnement soit la moitié de la peine maximale encourue. Hayat, pour sa part, avait purgé un peu plus d'un an de détention effective.
Des condamnations jugées très insuffisantes par la famille de la victime et par l'opinion publique israélienne, qui avaient vécu ce verdict comme une injustice criante.
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